Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

vendredi 10 avril 2015

la Septième Nuit en France - au début de la ligne droite


Changement de rythme,
des ratés au démarrage
un peu de tourisme,




Mardi.
Trois jours avant la première.

Cela va être un nouveau rythme.
Pas de cours.
Moins de trajets.
Je ne suis plus prof,
je suis chorégraphe et danseur,
jusqu’à ne redevenir qu’interprète …
Enfin.

Enfin ?


Enfin bon,
avec les nouveaux changements de planning au théâtre que nous avons découvert hier soir

nous avons rendez-vous à 9h.
Éric fera l’ouverture.

Comme je savais qu’Élise venait avec Éric, je lui avais demandé de me faire signe quand ils partaient,
en cas de retard.

8h36,
je n’ai pas trop de nouvelles.
J’envoie un message.
Ils sont partis il y a 8 minutes,
j’ai bien fait de poser la question.
Je me mets en route,
le temps que Fred s’installe,
je devrais pouvoir attaquer vers 9h30.

9h,
je reçois un autre message.
Il y a de la circulation.
Je préviens Fred.
Il doit être arrivé.
Et effectivement il me répond :
« Ah !! C’est con …
J’arrive moi … »

9h20.
On attend.
Heureusement que j’ai donné rendez-vous à 10h30 aux autres.

Un quart d’heure plus tard,
Eric et Elise arrivent.
On s’installe.


Dans les gradins, il reste des chaussettes en boule ..
Des restes du tournoi d’improvisation des jours précédents.
Il reste aussi une peluche.
Fred et moi décidons que ce sera,
notre public de référence.


Avec Eric et Mike,
(que vous verrez en photo un peu pus bas)
ils montent l’écran.
On hésite sur sa position :
le mur de fond de scène n’est pas parallèle à l’avant-scène, sur lequel est aligné le projecteur.
Si on l’aligne on perd des centimètres qui peuvent s’avérer cruciaux pour la suite,
mais si on le colle au mur, l’image sera peut-être déformée ..
Mais jusqu’à quel point.

Dans mes rêves les plus fous
(en fait non pas les plus fous, disons mes rêves les plus raisonnables),
j’arriverais au théâtre et tout serait déjà résolu.
J’aurais les moyens de payer à Sylvain un séjour plus long 
et il arriverait comme Fred dès que le théâtre serait disponible.

Revenons au concret,
on essaie de se souvenir de ce qu’on avait l’an dernier,
mais on a tous vécu tellement de choses depuis.
On ne se souvient plus trop.
Fred me dit qu’ils vont faire au mieux.
Je luis fais confiance.

10h30,
Cheng Wei et Wan Zhu arrivent.
Ils découvrent le lieu.
Je suis inquiet de leur réaction.
Ils sont tellement peu expansifs,
je scrute la moindre de leur réaction …

Wan Zhu est très sérieuse.
Cheng Wei me dit que c’est d’entrer « au théâtre »
qui lui fait cet effet,
un côté solennel …


Il rajoute,
« j’aimerais bien avoir un lieu comme ça à Kaohsiung »
Je souris,
je suis un peu soulagé.
Il a l’air d’apprécier la maison.

On se chauffe chacun de son côté.

Le cadre de l’écran est installé,
Fred teste le son de la vidéo.

La musique des premiers solos remplit le théâtre.
J’ai le coeur serré.
Wan Zhu marque discrètement les mouvements.
Puis doucement,
se lève
et prend ses marques.
Je n’ai rien à dire,
elle le fait,
pour elle,
pour nous.

Elle entraîne Elise dans son sillage,
elles placent le duo.


Une fois que tout le monde est prêt.
On s’attaque au plus compliqué à mettre en place.
Le quatuor central.
Ça se passe bien mieux que je ne l’avais prévu.
On s’adapte assez bien à ce petit espace.
Sans musique, il y a des imprécisions un peu partout.
Comme avec Cheng Wei, on occupe surtout le fond de scène, on s’adapte aux filles à l’avant.
Ce qu’il y a de bien, c’est que je n’ai pas besoin de lui dire les choses.
Il les fait d’instinct,
comme si c’était aussi logique que pour moi.
C’est bien reposant.

13h.
On doit s’arrêter.
Le quatuor est placé.
J’aurais bien aimé que le slow soit bouclé aussi mais tant pis.

Nous nous retrouvons autour de la grande table,
avec nos hôtes.
Pour déjeuner.


Quelques présentations.
Eric est tout au fond en face de Wan Zhu,
Mike est à sa droite
et Fred est en face de Cheng Wei.

Comme à chaque repas, c’est l’occasion de nouvelles aventures culinaires pour nos amis.
Aujourd’hui, c’est surtout le fromage et la charcuterie.

Le temps du café,
du débarrassage de la table,
de la pause tabac qui permet à Eric et Cheng Wei de sympathiser,


et nous passons au duo au bar qui sera l’ouverture du spectacle.
L’occasion de caler qui fait quoi et où.


Élise s’installe la première.
J’ai gravé un CD que Cheng Wei lancera sous l’oeil bienveillant de la personne qui sera derrière le bar.


Je laisse le choix à Wan Zhu de venir avec nous ou de se concentrer sur le plateau :
c’est elle qui danse la première.
J’apparais quand la musique commence.

On règle les manipulations.
Je garde la première,
ce qui permet Cheng Wei de venir dans le public.



Quand j’ai fini, je vais dans la salle.
C’est le premier signal pour Fred et Sylvain qui nous attendent là-haut.
Ils lancent la vidéo d’introduction.
Cela me laisse un peu de temps pour déstresser et me concentrer pour mon texte qui précède le solo de Wan Zhu.
Pendant ce temps, le duo se termine.


16h.
Nous quittons le théâtre.


L’occasion d’une petite balade en ville.

Métro Préfecture.
Wan Zhu et Cheng Wei reconnaissent la fontaine, et la rue Paradis que nous avons pris dimanche dernier.

Mais cette fois-ci, nous allons dans l’autre direction :
je veux absolument les présenter à la gérante d’un magasin FONDAMENTAL dans ma petite vie :
le Palais des Thés.
Un magasin où je m’approvisionne quand je n’ai plus du thé qu’ils m’ont acheté 
et dont ils ont entendu parler à Aix (Luc et Laurent leur ont dit que c’était une bonne adresse).
Je leur ai expliqué que contrairement à l’Asie, l’Europe n’est pas un pays de thé 
et que la plupart des choses qu’ils allaient trouver seraient … asiatiques mais vu qu’ils insistent, c’est l’occasion.
Nous rentrons dans la boutique.
On va directement au thé vert où je leur montre ce que je bois.
Les Oolongs, le Dong Ding.

Je leur présente la gérante.
Ils lui demandent quels sont les thés locaux.
À son tour, bien embêtée, elle leur explique ..
ce que je leur ai expliqué.

On trouve cependant des thés parfumés originaux pour eux.
À la fleur d’oranger, et .. à la lavande.
Je leur offre.
En guise de cadeau de première de l’été dernier.
(et puis aussi pour les remercier de tous les paquets de thé qu’ils sont allés acheter pour moi, 
sans parler de ceux qu’ils m’ont offerts).

Nous continuons sur la rue Paradis pour nous arrêter à la Papéthèque où j’ai imprimé et fait relier tant de dossiers …
J’achète des enveloppes rouges.
C’est pour le nouvel an chinois qui est dans deux jours.
Jean-Max, un ami prof de lettres aux Etats-Unis, m’a raconté qu’à cette occasion, 
on offrait une enveloppe rouge avec une pièce.
Ça portait bonheur pour toute l’année.
Je prends aussi des carnets pour les filles,
ce sera leur cadeau de première (pour ici cette fois-ci).

Toujours sur cette rue,
fort pratique ma foi,
nous arrivons au bureau de tabac où je laisse Cheng Wei choisir une pipe.
Ce sera son cadeau.
Tant pis, il l’aura vu avant mais je sais que ce choix est important et qu’il vaut mieux le faire soi-même.

Nous passons devant chez moi,
(c’est à cette occasion que j’ai appris que samedi dernier Élise leur avait montré où j’habitais)
et direction le Vieux-Port.


L’occasion de jouer un peu les touristes par beau temps.



Comme beaucoup de taïwanais,
Wan Zhu et Cheng Wei aiment beaucoup les centres commerciaux.
Je n’échappe pas à la halte au centre Bourse.
CD, jeux vidéos,
épingles à cheveux pour le spectacle.
Il est 19h quand après un passage dans une confiserie (où ils achètent des cadeaux pour leurs hôtes, Jennifer et Gaby), je les laisse au métro.

Une blanquette de veau les attend.

Quant à moi, il faut que je monte un petit bout de film que j’ai tourné dimanche au studio Cabriole,
un bout de moins à faire dans ce satané boléro.


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