Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

jeudi 26 février 2015

la Septième Nuit en France - la dernière semaine avant ...


Dernière transmission,
dernière création,
tout est prêt …



Vendredi 30 janvier.
Le compte à rebours commence.
Il reste une semaine avant qu'ils quittent leur terre natale et que le quatuor ressuscite.

Avec Élise justement, nous travaillons les phrases que nous danserons à quatre.
Celles que j'ai fixées au Pavillon Noir la semaine dernière.
Elle en a vues deux pendant le stage de Marignane à Noël mais elle n'a pas eu le temps de les intégrer.
C'était quand même bien pratique quand elle prenait mes cours, vivement qu'elle revienne …

Pour moi c’est l’occasion de tout revoir.
Les phrases originales sont déjà inscrites dans mon corps mais pas toutes les variantes.
(ça vaudrait d’ailleurs peut-être le coup que je les fasse aussi travailler à mes élèves, ça me permettrait d'être encore plus clair avec moi-même et encore plus précis quand je les transmets).

Élise apprend, 

plutôt vite et particulièrement bien 
malgré le froid relatif de la salle et le sol un peu glissant. 
Mais il va falloir que j'adapte, que je joue avec l'écriture.
Les trois danseurs dansent grand.
On va vite atteindre les coulisses de notre joli petit théâtre.
J'ai des idées de construction qui me viennent en tête, je les note vite avant de les oublier tout en continuant la transmission.

On est interrompu vers 17h15 :
le gardien qui fait une ronde pour s’assurer que tout est fermé, tente d’ouvrir une des portes de l’auditorium.
C’est celui de mercredi … décidément moins sympathique que celui de lundi dernier.
Je préfère arrêter la répétition même si on peut rester jusqu'à 18h.
Je n’ai pas envie d’avoir à courir partout pour éteindre une alarme …

De toute façon, on a déjà l'essentiel :
toutes les phrases du premier quatuor, les deux principales du second (autour du slow),
il ne reste plus que les variantes de celui-ci (un à base de marches, et un plus rapide).
On les fera lundi.
Quand ils arriveront, Élise saura tout.



Samedi 31,
réveil à 5h45,
je prends le TGV pour la Belgique.
Concours Arabesque.
Le second jury de l'année.
124 solos,
24 groupes,
énormément de boulot mais une ambiance .. belge ..

Simplicité, humour,
on oublie presque le boulot à abattre,
et puis ils ont le sens ..
Voilà mon dernier dîner dimanche soir à l'hôtel alors que mes collègues avaient tous regagné Paris ou Bruxelles.



Lundi 2,
réveil à 4h45,
vol de retour à 6h30.
Les yeux piquent beaucoup trop.
Je suis crevé mais j’ai vu de très belles choses.

Je reste comme un appareil en veille jusqu'au mercredi, le dernier jour à Saint-Zacharie.
Je vis au ralenti en gardant mon énergie pour les cours du soir et le reste de la semaine.
Je prends quand même le temps de continuer la promotion en éditant régulièrement des images sur les réseaux sociaux.
J'espère qu'on remplira les trois soirs.
Il y a aussi la vidéo à finir, celle du solo de Wan Zhu sur le boléro.
J'ai réutilisé le montage que j'avais commencé à faire pour la version taïwanaise mais il reste ma nuque à filmer et puis la phrase dansée.
Jusque là, chaque fois que je l'ai envisagé, il a plu ...

Mercredi 4,
la neige a traversé le pays cette nuit.
Je vais chercher Élise en traversant la campagne enneigée
(oui j'aurais dû prendre des photos
non je ne l'ai pas fait parce que je ne voulais pas être en retard).
Je finis la transmission des phrases du quatuor commencée vendredi.
On est prêt.



Jeudi 5,
comme la semaine dernière, nous passons l'après midi au théâtre.
Il y a deux autres compagnies qui travaillent dans la salle,
Equivog, la compagnie permanente
et celle de Nana qui jouera trois jours après nous.
Le plateau est pris mais on peut bosser au bar l'impromptu par lequel j'aimerais commencer la pièce.


Jeudi dernier, on avait commencé quand je suis venu chercher les affiches.
On a fait pas mal d’impros elle et moi.
Le mélange de nous deux a donné une première version des faits
dont le rythme était à retravailler, les intentions à définir, les interventions extérieures à organiser …
Et puis, il y avait encore tout un tas de questions :
qui lance la musique ?
que font nos hôtes du théâtre ?
qui ramasse les tickets et quand ?
Je me souviens avoir eu un peu de mal à envisager de pouvoir répondre à tout ça le premier jeudi.
La fatigue des semaines précédentes,
les trajets,
et puis nos hôtes
qui sont des clowns sur scène ..
le sont aussi dans la vie.
Pas forcément facile pour se concentrer avec des blagueurs pas très loin ...



Pour la musique,
commencée le mercredi précédent et prolongée entre les deux sessions du jeudi,
j’ai choisi l'ellipse en utilisant la mélodie du slow qui finira le spectacle, mais dans une autre orchestration.
Plus intimiste.
J'ai d'abord pensé à une version au piano,
mais mon logiciel de création ne me permet pas toujours de faire ce que je veux avec cet instrument
alors j’ai imaginé une version plus électronique,
assez douce mais un peu intrigante.
(pour l'écouter c'est ici)

Ce jeudi 5 février vers 18h,
on en est arrivé au point où on ne peut plus rien faire sans eux.

Il nous restera à monter ces deux quatuors,
revoir le solo de Cheng Wei,
travailler le solo de Wan Zhu,
et créer la séquence que j'appelle les préparatifs.
Il y a une intervention de Cheng Wei en chinois,
la mise en mouvement de Wan Zhu qui se coiffe pendant qu'il essaie des costumes pour son rendez vous
et la révision de la version originale du quatuor que nous danserons à deux avec Élise.
On l'a déjà dansé à Kaohsiung, et aussi dans le théâtre pour l'ouverture de saison.
Élise a la vidéo puisqu'elle a révisé avec pendant le mois de juillet avant de venir,
ça devrait aller vite.

Tout est donc bouclé du point de vue de la danse,
Demain, ils traversent le monde pour nous rejoindre.


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