Le compte à rebours commence.
Il reste une semaine avant qu'ils quittent leur terre natale et que le quatuor ressuscite.
Avec Élise justement, nous travaillons les phrases que nous danserons à quatre.
Celles que j'ai fixées au Pavillon Noir la semaine dernière.
Elle en a vues deux pendant le stage de Marignane à Noël mais elle n'a pas eu le temps de les intégrer.
C'était quand même bien pratique quand elle prenait mes cours, vivement qu'elle revienne …
Pour moi c’est l’occasion de tout revoir.
Les phrases originales sont déjà inscrites dans mon corps mais pas toutes les variantes.
(ça vaudrait d’ailleurs peut-être le coup que je les fasse aussi travailler à mes élèves, ça me permettrait d'être encore plus clair avec moi-même et encore plus précis quand je les transmets).
Élise apprend,
plutôt vite et particulièrement bien
malgré le froid relatif de la salle et le sol un peu glissant.
Mais il va falloir que j'adapte, que je joue avec l'écriture.
Les trois danseurs dansent grand.
On va vite atteindre les coulisses de notre joli petit théâtre.
J'ai des idées de construction qui me viennent en tête, je les note vite avant de les oublier tout en continuant la transmission.
On est interrompu vers 17h15 :
le gardien qui fait une ronde pour s’assurer que tout est fermé, tente d’ouvrir une des portes de l’auditorium.
C’est celui de mercredi … décidément moins sympathique que celui de lundi dernier.
Je préfère arrêter la répétition même si on peut rester jusqu'à 18h.
Je n’ai pas envie d’avoir à courir partout pour éteindre une alarme …
De toute façon, on a déjà l'essentiel :
toutes les phrases du premier quatuor, les deux principales du second (autour du slow),
il ne reste plus que les variantes de celui-ci (un à base de marches, et un plus rapide).
On les fera lundi.
Quand ils arriveront, Élise saura tout.
réveil à 5h45,
je prends le TGV pour la Belgique.
Concours Arabesque.
Le second jury de l'année.
124 solos,
24 groupes,
énormément de boulot mais une ambiance .. belge ..
Simplicité, humour,
on oublie presque le boulot à abattre,
et puis ils ont le sens ..
Voilà mon dernier dîner dimanche soir à l'hôtel alors que mes collègues avaient tous regagné Paris ou Bruxelles.
réveil à 4h45,
vol de retour à 6h30.
Les yeux piquent beaucoup trop.
Je suis crevé mais j’ai vu de très belles choses.
Je reste comme un appareil en veille jusqu'au mercredi, le dernier jour à Saint-Zacharie.
Je vis au ralenti en gardant mon énergie pour les cours du soir et le reste de la semaine.
Je prends quand même le temps de continuer la promotion en éditant régulièrement des images sur les réseaux sociaux.
J'espère qu'on remplira les trois soirs.
Il y a aussi la vidéo à finir, celle du solo de Wan Zhu sur le boléro.
J'ai réutilisé le montage que j'avais commencé à faire pour la version taïwanaise mais il reste ma nuque à filmer et puis la phrase dansée.
Jusque là, chaque fois que je l'ai envisagé, il a plu ...
Mercredi 4,
la neige a traversé le pays cette nuit.
Je vais chercher Élise en traversant la campagne enneigée
(oui j'aurais dû prendre des photos
non je ne l'ai pas fait parce que je ne voulais pas être en retard).
Je finis la transmission des phrases du quatuor commencée vendredi.
On est prêt.
comme la semaine dernière, nous passons l'après midi au théâtre.
Il y a deux autres compagnies qui travaillent dans la salle,
Equivog, la compagnie permanente
et celle de Nana qui jouera trois jours après nous.
Le plateau est pris mais on peut bosser au bar l'impromptu par lequel j'aimerais commencer la pièce.
On a fait pas mal d’impros elle et moi.
Le mélange de nous deux a donné une première version des faits
dont le rythme était à retravailler, les intentions à définir, les interventions extérieures à organiser …
Et puis, il y avait encore tout un tas de questions :
qui lance la musique ?
que font nos hôtes du théâtre ?
qui ramasse les tickets et quand ?
Je me souviens avoir eu un peu de mal à envisager de pouvoir répondre à tout ça le premier jeudi.
La fatigue des semaines précédentes,
les trajets,
et puis nos hôtes
qui sont des clowns sur scène ..
le sont aussi dans la vie.
Pas forcément facile pour se concentrer avec des blagueurs pas très loin ...
commencée le mercredi précédent et prolongée entre les deux sessions du jeudi,
j’ai choisi l'ellipse en utilisant la mélodie du slow qui finira le spectacle, mais dans une autre orchestration.
Plus intimiste.
J'ai d'abord pensé à une version au piano,
mais mon logiciel de création ne me permet pas toujours de faire ce que je veux avec cet instrument
alors j’ai imaginé une version plus électronique,
assez douce mais un peu intrigante.
(pour l'écouter c'est ici)
Ce jeudi 5 février vers 18h,on en est arrivé au point où on ne peut plus rien faire sans eux.
Il nous restera à monter ces deux quatuors,
et créer la séquence que j'appelle les préparatifs.
Il y a une intervention de Cheng Wei en chinois,
la mise en mouvement de Wan Zhu qui se coiffe pendant qu'il essaie des costumes pour son rendez vous
On l'a déjà dansé à Kaohsiung, et aussi dans le théâtre pour l'ouverture de saison.
Élise a la vidéo puisqu'elle a révisé avec pendant le mois de juillet avant de venir,
ça devrait aller vite.
Tout est donc bouclé du point de vue de la danse,
Demain, ils traversent le monde pour nous rejoindre.





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire