Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

lundi 2 février 2015

la Septième Nuit en France - Jour 4


continuer le solo de Wan Zhu ... 
sans Wan Zhu,
les clés pour la semaine prochaine



Ce matin, on revoit le soleil pour la première fois de la semaine.
En bon méridional, je savoure la situation.
Avant de partir, je communique un peu sur le spectacles dans les réseaux sociaux.
J’ai déjà fait l’affiche mais avec Cheng Wei, nous avons décidé de ne pas la montrer.
La photo dont je me suis servi est tirée du spectacle de cet été.
J’ai espéré un moment avoir les originaux mais vue la dernière crise de miss Lin, j’ai profité du fait qu’elle les ait diffusé sur Facebook pour les récupérer.
Cheng Wei craint que miss Lin me crée de nouveaux problèmes et il n’a pas peut-être pas tort …
Je crains donc de nouveaux visuels en partant de photos de répétitions de ce début de semaine en gardant un habillage semblable à celui de l'affiche (que je ne vous montrerai donc pas ici non plus,
si vous êtes marseillais vous la croiserez peut-être …)




La journée commence bien :
Pas de bouchons,
les routiers bloquent des endroits par lesquels je ne passe pas.
Je me gare facilement à Aix et me voilà à 10h dans la grande maison.

Le Pavillon ressemble à une fourmilière aujourd'hui.
Peut-être que le patron est là.
Les danseurs entrent et sortent de leurs loges, traversent le studio Bagouet pour venir à la machine à café.

Heureusement que je suis dans le studio Bossatti.
Ça sera plus tranquille.
Quand j'arrive, c’est le noir total.
Pas de lumière, rideaux fermés,
l'atmosphère de la commission DRAC des deux jours précédents y règne encore.
(d'ailleurs, il y reste des miettes de viennoiseries de la veille, on est au delà de l'atmosphère là …)
Je tire les rideaux, branche les appareils et le temps que le lieu reprenne vie je vais prendre un café.
Cela me donne l'occasion de dire bonjour à l'équipe technique qui défile pour ce que j'imagine être la pause de 10h.
Du studio Bagouet, on entend une musique genre électro contemporain assez flippante, ça ne me donne pas envie d'aller voir …

Je retourne dans le Bossatti.


Je suis seul aujourd'hui.
Au programme,
finir le solo de Wan Zhu (enfin le duo virtuel avec moi),
caler en gros ce qui se passera à l'écran pour que l'un mette l'autre en valeur,
avancer le rester si jamais il reste du temps.
C'est drôle.
Les phrases que je vais danser à l'écran sont celles que j'avais offertes à Marie pour son solo dans « ce que nous sommes » et je les avais créées ici, dans ce studio, il y a presque un an.


Mais d’abord, la barre.
Le montage son est maintenant rodé,
j'enchaîne les exercices sans avoir à retourner à l’ordinateur.
Mon corps endolori se dérouille, lentement.

Après le dernier exercice au sol, je lance le boléro.
Les phrases du solo de Marie se calent comme par magie dans le temps que j'avais prévu.
À croire que c’était prévu depuis le début.
Maintenant il faut « juste » que je trouve où et quand filmer la séquence …
On verra bien.

Pour la suite du solo de Wan Zhu, je décide d'utiliser du matériel créé pour la version taïwanaise.
Ça fera moins de choses à apprendre pour elle et puis j'ai envie de montrer ici ce que l'on a créé là bas, même si les conditions sont différentes.
Il y a tout ce qu’elle a créé quand je leur avais demandé de faire une danse à partir de tout ce qu'on avait traversé pendant le printemps dernier.
Je garde toute la première partie.
Comme elle est au sol, elle s’enchaîne tout aussi facilement que les phrases de Marie sur le boléro.
Les directions, les timings,
il n'y aura quasiment rien à changer pour elle,
juste à se souvenir et à interpréter différemment.
Espérons que ce que j'imagine fonctionnera aussi en vrai.
On gagnerait un temps considérable.

Mais pour l’instant, c’est maintenant que je gagne du temps.

J'enchaîne donc avec ce que j'avais prévu si je m’ennuyais :
je note la structure des musiques des deux quatuors,
combien de mesures, quels repères,
je mets au clair les idées que j'ai déjà,
les variantes que j'ai imaginées et l'organisation des phrases que j'avais prévue,
il est quasiment 14h, l'heure d'aller déjeuner avec ma copine Dany dont je vous parlais hier.

C'est toujours un moment agréable,
on rigole beaucoup,
critique un peu,
on s'étonne de certaines choses ..
Je la laisse retourner au Pavillon à 15h.
Pour ma part je vais à KLAP où j'ai rendez-vous avec William Petit pour récupérer des clés pour la semaine prochaine.
Comme je vous l'avais expliqué, j'avais lancé un appel à la communauté virtuelle Facebook quand j'ai commencé à organiser le planning des répétitions.
Je n’étais pas sûr des endroits où j’allais mettre les pieds en dehors du temps prévu au Pavillon.
Le chorégraphe William Petit m’avait proposé son aide :
il travaille ces temps-ci dans l'auditorium d'un collège à Saint-Zacharie, le premier village varois à l'est de Marseille.
Une belle occasion de découvrir de nouveaux endroits, de travailler dans de nouveaux espaces et de voir de nouvelles têtes.
J'ai été très étonné de son offre spontanée.
Ça n'est pas courant dans mes collègues locaux.

On se rencontre vers 15h30 dans le petit studio de KLAP où j'avais passé quatre demi journées pendant la création de Sisyphe.
Il m'explique le fonctionnement du lieu, quelle clé sert à quoi.
Tout est simple, clair.
Il a dans le regard beaucoup de gentillesse,
de la folie aussi.

Je repasse par chez moi avant les deux cours du soir.
Du coup, je n'ai rien filmé aujourd'hui …
Pas de danse nouvelles.
Ça tombe bien, mon appareil n'a presque plus de batterie, il faut que je pense à le recharger.

Demain je retrouve Élise, on va commencer son solo.
Quelque chose comme un voyage,
dont la musique se termine sur Cheng Wei qui lui souhaite la bienvenue.





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