Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

mercredi 3 décembre 2014

Après le spectacle (10) - À Kaohsiung les derniers jours, les derniers soirs


des couchers de soleil,
des découvertes culinaires,
des belles soirées entre amis,



Voici ce qui devrait être le dernier article à peu près touristique de mon séjour.
Après le spectacle, j’ai beaucoup dormi les premiers jours, puis je suis retourné à Tsoying, j’ai découvert le centre du pays avec Jia Liang et Linda et j’ai passé quelques jours avec mes amis de Taipei.

Je ne peux pas clore le chapitre de ce sixième séjour sans vous parler à nouveau de Kaohsiung.
Il y a eu bien-sûr d’autres levers de soleil depuis la chambre d’hôtel,



et aussi d’autres couchers de soleil au bord de mer sur lesquels je reviendrai plus tard.
Il y a eu tout un tas de soirées plus ou moins organisées,
une ou deux découvertes culinaires,
des fous rires,
et comme à chaque fois quelques larmes,
objectif atteint par mes hôtes de me donner encore et encore l’envie de revenir.

Il y a eu bien-sûr ce cher Cheng Wei à qui j’avais dit que j’allais me faire sentir un peu seul après le départ d’Elise et avec qui j’ai passé quasiment toutes les soirées de la première semaine.
Certaines prévues, d’autres moins.

Par exemple, nous sommes allés au cinéma avec Wan Zhu et Jim.
Une première pour moi ici.
On avait pris le soin de choisir un film qui convenait à tous, en anglais et sous titré en mandarin, à l’intrigue relativement facile à suivre :
« les gardiens de la galaxie »
un film qui convenait doublement à Wan Zhu car elle avait entendu qu’il y avait Vin Diesel dans la distribution.
Hélas, le séduisant acteur ne prêtait que sa voix à un des personnages …
Mais je ne me souviens pas qu’elle ait été déçue de la plastique des autres acteurs.

Le cinéma ici, c’est un peu comme aux Etats-Unis : pop corn et sodas en grande taille.
Les salles sont souvent pleines.
En revanche, le placement n’est pas libre.
On choisit sa place sur un écran tactile au guichet ou depuis sa tablette, son smartphone ou son ordinateur :
ici très souvent, les tickets sont commandés en avance et retirés à des bornes automatiques.

Le soir précédent, on est allé manger dans un de ces endroits très populaires où les gens dînent en sortant du boulot avant de rentrer chez eux.
Bouffe traditionnelle.
J’ai eu droit à une soupe avec plein de choses dedans


qui a fait suite à des oreilles de porcs frites


Au chapitre « soirées », il y a aussi eu la soirée « dumplings » à la Kaohsiung Arena.
« dumpling » en anglais, c’est ravioli.
Mais chez Din Tai Fun - 鼎泰豐 - ça va bien plus loin.
Il y a ceux qui sont fris, ceux qui sont cuits à la vapeur.
Ils sont fourrés aux légumes, à toute une série de viandes, un mélange de tout ça ou encore plein d’autres choses.
Ici, on atteint des sommets.

Wan Zhu m’avait parlé de ce resto le dimanche d’après le spectacle.
Il se situe au même endroit que la cafétéria de luxe où nous avions diné, le centre commercial de Kaohsiung Arena.


En fait, c’est un chef qui a deux ou trois restos dans le pays.
J’étais allé à Taipei dans le premier qui avait été créé.
C’était pendant ma résidence en 2012.
La première chose qui est impressionnante,
c’est .. le menu
derrière lequel se cache Cheng Wei


En fait, c’est un vrai livre d’images,
comme un beau livre de cuisine qui ferait saliver les moins gourmands.
Alors déjà qu’ici, la bouffe c’est du sérieux, là …
Le choix des raviolis devient quasi scientifique.


Comme dans beaucoup de restaurants traditionnels du pays, le client remplit lui même le bon de commande.
Cela évite les malentendus.
En ce qui me concerne, je n’y entends rien …


J’ai goûté ce soir là des raviolis à la truffe dont je n’ai toujours pas trouvé de mots à la hauteur pour décrire ce qui se passe quand ils atterrissent sur les papilles.
Il y a eu aussi des choses plus classiques, aux légumes, au porc, au boeuf, aux champignons.
Cela surtout été l’occasion d’une franche rigolade avec mes deux amis.


Au chapitre culinaire, il y a aussi eu cette soirée fruits de mer avec William, un prof des arts du spectacle à la Lingya Junior High School.
Il avait été mon premier interlocuteur quand j’étais arrivé là-bas parce qu’il a pris des cours de français.

Il m’a emmené chez Haï Wei - 海味 - le Toinou de Kaohsiung.
(alors Toinou, pour les non marseillais, c’est Le restaurant de fruits de mer à Marseille).
L'occasion de se rendre compte, une fois de plus, de la complexité du mandarin : 
le "wei" de Haï Wei n'a rien à voir avec celui de Cheng Wei ...


Un lieu sans prétention,
où l’on mange ce que l’on voit,
et où on y mange bien.
Cheng Wei et sa copine nous avait rejoints.

Avec Cheng Wei et William on a aussi testé un restaurant européen,
avec des plats français, espagnols, italiens,
je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable.
Je me souviens juste de la petite phrase de William a dite à propos du spectacle : « you were « really » dancing ».
Si beaucoup de gens ont pensé ça, mon objectif est atteint.


À Kaohsiung, je suis forcément retourné au bord de la mer.
Il y a eu encore quelques moments de grosse pluie (sans ça, la chaleur serait bien difficile à supporter).


mais ça m’a permis de voir la digue du nord sous de nouveaux reflets.






Il y a aussi eu ce jour après un autre orage où la digue était très glissante.
Tout le monde marchait comme s’il avait neigé.



Il y avait moins de pêcheurs que cet autre soir.






ou celui-ci où le bord de mer était si lumineux.



Je suis resté là-bas une heure ou deux, comme souvent, à attendre la nuit.





Je suis aussi retourné à Cijin, de l’autre côté, comme le soir des oreilles de porc dont je vous parlais au tout début de l’article.










et puis il y a eu le dernier soir,
quand je rentrais de Puli.
Mon avion étant tôt le lendemain, je devais revoir Cheng Wei et Wan Zhu, une dernière fois.
Au départ on devait dîner ensemble, mais un des chats de Wan Zhu était à la clinique,
on s’est retrouvé plus tard.
J’en ai profité pour aller savourer des burritos une dernière fois.

On est retourné au Bistro Inn,
ce bar où on était allé plusieurs fois, notamment avec Élise.
Jim avait réussi ce selfie.


Cette fois-ci, la serveuse qui avait cherché comment me dire
« long time no see ! »
avait hésité un peu et s’était lancé dans un :
« we gonna miss you »
quand Cheng Wei lui a dit que je repartais et que je ne reviendrais pas avant l’été prochain


La fine équipe m’avait ramené à l’hôtel.
Comme ils m’avaient demandé à quelle heure je partais le lendemain, je sentais qu’ils n’allaient pas me laisser comme ça.
Et effectivement,
lundi matin,
alors que je m’apprêtais à prendre le premier métro pour aller à l’aéroport,
j’ai retrouvé Cheng Wei à moitié endormi dans le hall de l’hôtel,
Wan Zhu quant à elle, était dans le hall de départ.

Ils sont restés avec moi, comme je l’avais fait pour Élise, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus se voir …

Wan Zhu a tenté un selfie,
mais elle est un peu moins douée que son mari …


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