Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

mercredi 7 janvier 2015

la Septième Nuit en France - Jour -1


Presque tout à reconstruire,
à réenvisager, à repenser,
à redanser,



En ce 7 janvier,
où il reste 7 semaines
avant la semaine de représentation de la 7ème nuit française,
je me devais de publier quelque chose.

État des lieux.
Diaphragme collé aux amygdales,
Trouillomètre au zénith.

Cette fois-ci, ça n'est pas l'angoisse de la page blanche.
Celle-ci serait presque un peu trop remplie.

Plus que rarement, je n'ai pas envie de me décevoir.
Et encore moins les trois amis que j'ai embarqués avec moi.

Il y a d'abord l'espace.
Comme je le disais dans l'article précédent, passer de 200 à 40 mètres carrés, ça ne va pas être simple.
Même si je connais le lieu et que je sais que des choses y sont possibles :
j'y ai créé « ce que nous sommes »,
j'y ai aussi aménagé des pièces précédentes, et ce, sans trop de difficulté.
Mais là, il y a quelque chose en plus.
Et qui m'inquiète vraiment.
et que je n'arrive pas vraiment à analyser.

Première chose à faire : un état des lieux.
Voir ce que je peux garder de ce qu'on a fait là-bas.

Les costumes des garçons,
les robes de filles ?
il y a peut-être autre chose à tenter.

Pour la structure,
j'avais déjà ébauché quelque chose avant de partir mais ça ne marche plus vraiment maintenant.
Il y avait des choses que je comptais commencer là bas et que je n'ai pas eu le temps de faire,
on a passé beaucoup de temps pour arriver à ce que les ados soient à la hauteur.
Il faut que j'envisage autre chose.
Tout à refaire …

Pour le théâtre
Comme je commence à le connaître, j'ai envie de l'investir autrement.
Danser au bar,
depuis le public, de la régie peut-être.
Il va falloir voir ce qui est possible, et aussi (et surtout !) trouver les bonnes raisons de le faire.

Pour les danses,
je garde le solo de Cheng Wei, sauf qu'il faut complètement le réorganiser sinon il va se cogner contre les murs.
Il va aussi falloir que je déstructure le quatuor car il ne rentrera pas.
Peut-être des duos consécutifs plutôt que simultanés ?
Il y a les danses du boléro qui iraient bien aux filles,
peut-être un duo ? ou juste dans un solo ? Celui de Wan Zhu ?

Il y a les versions du quatuor que j'ai tenté avec les danseurs de Tsoying, les phrases du quatuor ou des variations mais dans un ordre différent.
Il y a aussi cette phrase que j'avais inventé pour les Focal Point (les niveau 2) pour qu'ils travaillent le déséquilibre et la mobilité de la colonne.
Je l'ai travaillée aussi en rentrant avec mes élèves à Marseille
mais sur le 7 temps de la chorégraphie des jeunes danseurs de miss Lin, (les 10-13, vous suivez ?).




J'aime ce que les structures musicales à 7 temps amènent d'accidentel dans l'oreille et dans les corps.
Si je le garde pour nous, il faut que j'en compose un autre, en gardant le même tempo.
Sauf qu'il faudrait qu'il soit dans la tonalité des autres musiques de la Septième Nuit.
Des contraintes nait la créativité ?
Ce sera l'occasion de le prouver.

Il y a les autres musiques à faire,
quelque chose pour Wan Zhu que je veux voir danser seule,
quelque chose pour Élise,
j'aimerai bien utiliser le boléro mais dans une version plus courte,
et puis il faut un début, et puis une fin …

Et cette angoisse omniprésente dès que je pense à tout ça.

Il y a aussi l'histoire de Qi xi, la Saint-Valentin chinoise que j'aimerais bien raconter d'une manière ou d'une autre.
Oui mais sous quelle forme ?
En la réactualisant ? en gardant l'original ?
Est-ce qu'elle est racontée sur scène ? si oui par qui ?
Est-ce qu'elle apparaît sur l'écran ?

Enfin, il y a les vidéos que j'ai envie d'utiliser.
La mer de Chine,
celle de Cheng Wei et Elise à la plage.

il faudra monter tout ça,
mais il ne faut pas qu'il y en ait trop,
Sylvain a bien d'autres projets …

Tout est là,
tout est à faire,
tout est à imaginer,
et il faut tout avancer le plus possible avant l'arrivée de Cheng Wei et Wan Zhu qui ne sont là que quinze tous petits jours …

Je leur ai donné des choses à apprendre,
des choses à créer,
des choses à réviser,
j'espère qu'ils auront le temps de le faire …

Quant à moi, j'avance doucement.
La structure est prête,
je sens comment je vais raconter l'histoire (mais je ne vous le dirai pas …),
j'ai composé des choses en décembre.
Ce sur lequel dansera Wan Zhu.
http://soundcloud.com/compagniec2a/wanzhu
Un slow qui servira d'épilogue.
https://soundcloud.com/c2a/parce-quil-ny-a-plus-de-slow
J'ai commencé à travailler sur la danse de cette fin.

J'ai fini le fameux 7 temps, que j'ai testé sur les stagiaires au Conservatoire de Marignane..

et j'ai aussi composé une petite chose qui va avec la vidéo de Cheng Wei et Élise sur la plage.
Les idées sont là, à tenter, à rendre concrètes. 
Il faut juste que j'ai le temps, les studios, l'énergie … 
Et que cette angoisse ne me ralentisse pas trop dans cette aventure. 

La Septième Nuit de la Septième Lune, jour (presque) 0.

J'ai peur mais je suis tellement content de revoir Wan Zhu et Cheng Wei,
et de leur montrer un peu de mon pays.

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