Même pluie,
même bouchons …
Les routiers continuent leur grève et avec la pluie il y a eu un accident sur l'autoroute.
Même causes, mêmes effets,
comme je vous l'expliquais hier, le centre ville est engorgé.
Cerise sur le gâteau,
le tunnel qui permet de rejoindre l'est de l'agglomération est fermé.
Il est saturé à cause de l'accident.
Le système circulatoire marseillais est d'une efficacité déconcertante.
Je crois que je vous ai expliqué lors d'un article précédent qu'Élise ne pouvait pas conduire ces temps-ci,
(si ça n'est pas le cas, maintenant vous le savez ...)
il aurait fallu que j'aille la récupérer ce matin mais vue la situation, j'annule sa répétition et je décide de prendre le bus pour travailler seul à nouveau aujourd'hui.
Avant de partir je regarde les retours sur la vidéo que j'ai mise en ligne.
Ça démarre plutôt bien.
Le bus.
J'ai de la chance,
l'autoroute nord est la seule à ne pas être trop embouteillée (du moins dans la direction d'Aix),
le trajet est rapide, et bien moins cher que le train d'hier.
Quand j'arrive au Pavillon Noir, il y a le beau monde.
Les experts qui vont écouter les compagnies qui présentent oralement leur dossier pour les subventions.
Je reconnais une programmatrice que j'avais harcelée six mois pour avoir un retour sur mon solo « Jamais seul » en 2010.
Elle m'avait joliment raconté que je dansais bien mais que la pièce manquait de cohérence,
ce qui était à peu près à l'opposé de ce qu'avait dit d'autres programmateurs en région parisienne (l'idée est tenue et la vidéo fait sens même si la danse n'est pas renversante).
Pas facile d'avancer avec ce genre de retours.
Je croise aussi Michel Kéléménis, le patron de KLAP, qui est en pleine discussion et me salue de loin.
Je retourne au studio Bagouet, le studio voisin à celui où sera tout ce beau monde.
Le corps se chauffe,
doucement,
mon esprit n'est pas encore à la Septième Nuit,
du moins pas en terme de danse.
Je pense aux deux acolytes là-bas , loin,
et à leur arrivée,
au jour et à l'endroit où je vais devoir me filmer,
à l'affiche et aux flyers qu'il faut que j'envoie,
ces pensées sont parasitées par l'appréhension de voir quelqu'un du studio voisin débarquer pour me dire que la musique est trop forte.
Cette sensation d'être de trop, de gêner,
Ça m'arrive souvent,
probablement trop.
Fin de barre.
Je vais prendre un café.
Je croise ma copine Dany,
et Miguel Nosibor, un chorégraphe hip hop de la région qui va passer devant la commission.
Il est déjà soutenu par la DRAC, ça sera moins éprouvant.
On parle un peu de la FFD où il est jury aussi
et puis on l'appelle ...
Il y a son agent, son administratrice, deux interprètes et aussi quelqu'un de l'équipe technique du Pavillon Noir qui doit sûrement s'occuper de sa scénographie.
C'est sûr que cette équipe en jette plus que la mienne.
Je consigne dans mon carnet mes impressions en finissant mon café.
Un couple arrive et s'assoit sur un des deux canapés.
Ils passent après Miguel.
Ils ne sont que deux
et sont plus inquiets.
Je peux comprendre.
De retour au studio, la danseuse de la maison est là comme hier.
Elle me demande sur quoi je travaille.
Je lui raconte Taïwan, l'été, la pièce.
Ça me fait bizarre,
j'ai beau le raconter
c'est comme ci tout ça n'était pas arrivé et si dans un mois rien allait se passer.
Vivement que nous soyons quatre,
ça sera sûrement plus concret.
Je reprends où j'en étais hier.
Le sommeil de Wan Zhu.
(alors pour les lecteurs qui ont lu l'article samedi soir, j'avais omis ce chapitre … il va falloir retourner à l'article d'hier et regarder juste avant la photo du train avec 50 minutes de retard)
Et puis changer les directions.
Hier, en regardant la vidéo je me suis rendu compte que toute une série de mouvements était cachée du fait de mon orientation.
Confrontation chorégraphe / interprète :
le cerveau de l'interprète doit se souvenir et doit arriver à faire ce que le cerveau du chorégraphe lui demande …
Schizophrénique je vous dis.
Il faut que je puisse l'envoyer à Wan Zhu pour qu'elle commence à le travailler (j'espère qu'elle aura le temps … angoisse …)
Je quitte le Pavillon Noir à 13h.
Cet après-midi, le studio est occupé par les autres compagnies pour les subventions.
Celles qui vont danser devant le comité d'experts.
Ça me rappelle de pas si bons souvenirs que ça …
Dans le car, je transfère les vidéos du travail du matin.
Mon corps est bien fatigué.
Je devais passer à la Minoterie pour récupérer des clés auprès de William Petit mais je crois que ça va plutôt être jeudi.
14h.
Je suis chez moi.
J'engloutis un plat de pâtes (nettement meilleur que la veille) et je me mets au montage vidéo pour Wan Zhu.
J'ai juste le temps de choisir, caler, monter, éditer et mettre en ligne, qu'il est 16h30,
l'heure pour moi d'aller donner les trois cours à la Ciotat.
Pas le temps pour la musique d'Élise,
pas le temps pour l'affiche et les flyers,
pas le temps pour rédiger des articles pour le blog,
je prends du retard.
Et vu mon état de fatigue, ça n'est pas ce soir après les cours que je vais faire quoi que ce soit.
D'autant que demain, il faut que je me lève tôt,
si tout va bien les routiers devraient me laisser travailler avec Élise.
Trois cours, ça va être dur.
Voilà ce que va donner la première partie du solo de Wan Zhu,
je me languis de le voir sur elle.




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