Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

mardi 6 mai 2014

22/04/14 (2) - Soirée imprévue


Le petit port .. ou pas
Les "taiwanese burritos"
Une soirée bien agréable



Cheng Wei m'a laissé comme hier à Formosa boulevard.
On discute un peu.
Je lui avais laissé un message en lui disant que j'aimerais lui offrir un verre pour le remercier de tout ce qu'il fait.
Il me propose qu'on se retrouve plus tard avec sa fiancée.
Comme elle bosse assez tard, ce ne sera pas avant 22h.

Ca me laisse le temps d'aller voir la mer et de me poser.
Où aller ?
Prendre le bus d'ici pour Sizhiwan ?
Il y a aussi l'embouchure de la Love River avec ce petit port où je ne suis pas retourné cette fois-ci.
Mon bus fétiche, le 50, qui passe devant chez moi pour rejoindre Gushan est la meilleure solution:
il passe à central Park, à l'embouchure de la Love River et à Sizhiwan d'où je peux prendre un bus pour le belvédère.
Je décide de prendre le métro jusqu'à Central Park et le 50.
Je choisirai en route.

À Central Park, je prends la sortie opposée à celle que je prends d'habitude.
L'arrêt de bus n'est pas loin.
Devant moi, le parc ..
Je n'avais pas encore visité ..
Je le traverse rapidement en me disant qu'il faudra que je prenne quelques photos …
une autre fois.

Me voilà donc de l'autre côté, avec un arrêt de bus devant moi.
Un bus arrive, le 233.
Impossible de lire où il va, en même temps on est sur Wu Fu 3rd road, il doit suivre le même parcours que le 50.
Le bus est plein de collégiens, comme l'autre jour quand je suis allé à la plage.
Le chauffeur a l'air pressé,
on descend Wu Fu Road mais je ne reconnais pas.
On passe une station de métro ..
Je reconnais le "City Council", je fais fausse route.
On n'est pas du tout sur Wu Fu and road mais sur une avenue perpendiculaire.
Je descends.

J'étais en train de revenir sur mes pas.


Heureusement, je reconnais le coin : je ne suis pas loin de la Love River.
Je vais y aller à pied.

Je suis bien crevé et mon dos me fait un peu mal mais c'est plus sûr que de tenter de prendre un bus,
au cas où je me perdrais encore.
500 mètres, le pont sur la Love river est là.
Il y a des travaux.
Dommage.
Je vais quand même aller voir à l'embouchure.
L'endroit est calme.
Je vais me reposer là bas.

Je longe les quais,
et j'arrive au second pont, celui de Wu Fu 2nd road,
c'est là que le 50 passe …
La nuit est en train de tomber.
Le calme est là, derrière la palissade.



Déception,
le port est en travaux.
Je reste quand même un peu en buvant un thé au kumquat, 

histoire de prendre des forces avant de rentrer
Il y a des joggeurs, des cyclistes, des gens qui promènent leur chien.

Les immeubles s'illuminent.
Il faut que je rentre.
Je vais passer par Lingya, au night market,
samedi soir, il n'y avait pas de burritos, il y en aura peut-être aujourd'hui.



Le bus 50,
métro jusqu'à Sanduo,
je retrouve une boulangerie que j'avais découvert cet été.
J'en profite pour m'approvisionner pour le petit déj'.
Je tourne à gauche, et je suis dans le Lingya night market.


Ce soir, il y a des burritos.
Avec la bière quotidienne, ça va être un festin.

Arrivé à la chambre,
je savoure mon dîner.




Je ne suis pas sûr d'avoir l'énergie de ressortir après.
Au moment où je veux envoyer un message à Cheng Wei pour annuler, il appelle.
Sa fiancée ne peut pas venir, on peut se voir plus tôt.
Il sera là dans 45 minutes.
Pas le courage de lui dire non.
J'ai le temps de faire une sieste d'une demi-heure et de me doucher pour me réveiller un peu.

21h.
Je descends.
Le gardien esquisse un pas de danse quand il me voit.
C'est un cha cha !
J'éclate de rire.


Cheng Wei m'emmène dans un de ces bars comme on en fait encore ici.
Il y a des fauteuils confortables.
On y boit des cocktails, du bon vin,
on peut fumer,
et le système de ventilation est assez performant pour qu'on n'entende ni ne sente rien.
On peut y écouter du jazz mais pas trop fort.


On est à peine installé que mon téléphone vibre,
c'est Su Ling, elle a du mal à remplir le contrat pour l'auberge de jeunesse à Paris.
Je lui explique rapidement.
De toute façon, on se voit demain.

On commande des cocktails.
Cheng Wei découvre l'alcool.
En fait, ici on boit relativement peu, surtout quand on est "jeune".
Il me dit que pour lui le gin, la vodka ou la téquila, c'est à peu près pareil.
Je lui conseille quelque chose de ne pas trop fort, ni trop sucré.
On parle de tout, de rien ..
Et forcément du projet et de miss Lin.
Je lui demande pourquoi elle en veut à Natalie.
En fait, Natalie, Wan Zhou de son nom chinois comme je vous l'expliquais plus tôt quitte l'école, du moins en temps que prof.
Miss Lin est exclusive, elle considère son départ comme une trahison.
Exclusive et excessive …
Dans la foulée, il m'explique que cet après-midi, il s'était fait engueuler par miss Lin parce qu'il était en retard …
Engueuler à la japonaise : pas de cris, mais deux ou trois phrases bien pensées qui font bien mal.
Je comprends maintenant pourquoi il n'était pas bien en commençant le cours …

Cheng Wei se dit qu'on aurait dû inviter Wan Zhou à se joindre à nous.
Bonne idée !
Il l'appelle.

20 minutes après,
elle débarque avec des petites lunettes.
Son mari l'accompagne.
En fait, elle n'avait plus trop envie de sortir mais il l'a un peu poussée …
Riche idée !

Wan Zhou et son mari se sont rencontrés à Toronto où elle est allée à la fac pour poursuivre ses études de danse.
Ils sont revenus à Kaohsiung car il y a trouvé du travail.
Elle, elle est de Taipei.

L'ambiance est détendue.
On parle encore de miss Lin, de leur vie au Canada,
on pousse Cheng Wei à aller voir ailleurs, découvrir d'autres pays.
J'en profite pour leur dire tout le bien que je pense d'eux.
Je leur dis aussi qu'ils devraient travailler en duo,
peut-être monter leur propre structure .
Le mari de Wan Zhou est d'accord avec moi.
On parle de la création du mois d'août, de la version française.
Je leur dis de ne pas s'inquiéter.
Cet été, le quatuor aura lieu,
morcelé dans la pièce avec les autres danseuses, mais on le fera.
Ce qui serait bien, c'est qu'ils se mettent en quête de petits lieux sur l'île où on pourrait montrer le quatuor comme je l'ai en tête.
Il y a aussi ce partenariat entre un organisme sur l'île et le festival d'Avignon.
Il faut qu'on trouve des pistes.
Pour 2015, 2016, enfin pour plus tard …

Il est 1h du mat' quand Cheng Wei me laisse à la chambre.
Je me rends compte que je n'ai même pas pris de photo …
Une prochaine fois,
on s'est promis de remettre ça avant que je parte,
probablement dimanche ...

Et chose exceptionnelle !
J'ai réussi à payer !

La demi heure de clim',
1h30, extinction des feux.
La nuit va être courte.
Mais ça va,
demain je retourne à Tsoying.

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