Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

samedi 17 mai 2014

26/04/14 (1) - la jetée du phare sud


Une nouvelle exploration,
vers le phare rouge,
avant d'aller bosser,



Après une journée artistiquement bien remplie (musique le matin, deux cours l'après-midi ),
Réveil à 8h,
avec le souvenir de cette belle soirée.
C'est mon dernier samedi pour ce séjour.
J'ai beau savoir que je reviens cet été, j'ai déjà la nostalgie de ce que je laisse.
Il ne me reste plus qu'un coucher de soleil à Kaohsiung:
ce soir je vais voir le spectacle de la Cloud Gate 2 à Taipei, dimanche je passe la soirée avec Wan Zhou, Cheng Wei et leurs conjoints, et mardi … Je serai à l'aéroport.

Je ne suis pas encore allé voir de l'autre côté.
La jetée sud, celle qui démarre depuis l'île de Cijin et qui se termine par le phare rouge.



Je suis déjà allé jusqu'au phare nord, il faudrait que je tente d'aller en face.
En petit déjeunant, je culpabilise un peu.
Je n'ai pas beaucoup avancé sur le blog.
Et puis la météo dit que le temps ne va pas être terrible aujourd'hui.
J'hésite.
En même temps, depuis le début de mon séjour, le site météo que je regarde annonce régulièrement la pluie et on n'a rien vu jusque là.
J'ai toujours le même ciel sous les yeux entre le blanc et le bleu.
Je n'ai pas vu l'eau depuis quelques jours,
tant pis pour le blog, je vais à Cijin.

Donc bus 50 et ferry …
Je regarde sur le site des bus de Kaohsiung,
j'ai juste le temps de prendre ma douche et de faire mes affaires.
Je descends,
je salue le gardien,
et je vais vérifier à l'arrêt l'horaire de passage du bus … qui est le même que celui annoncé sur le site (je ne me fais toujours pas à la rigueur des horaires d'ici).
J'ai 7 minutes.
Juste assez pour passer au Seven Eleven, prendre quelque chose à boire.

Le bus est vide ce samedi matin,
le ferry aussi.
Il est encore tôt, à peine 10h quand j'arrive à Gushan.

Il y a du brouillard sur le port,
et pourtant il fait si chaud.


C'est bien un comportement d'européen : associer le brouillard au froid.
Ca me rappelle quand j'étais sorti sous les pluies diluviennes du typhon à Taipei quand j'étais en résidence, je m'étais habillé pour sortir sous la pluie .. comme en Europe : pantalon, chaussettes, baskets … J'avais eu super chaud et surtout, je m'étais senti bien ridicule en voyant les jeunes du quartier où j'étais, en short et en tongues sous leur imper.

Arrivé à Cijin, au lieu d'aller tout droit comme les autres fois, je tourne à droite en longeant le chenal.
J'arrive assez vite à une promenade, un peu semblable à celle de Sizhiwan, truffée de cannes à pêche.

La plupart des propriétaires sont à l'ombre.
Quelques téméraires bravent la lumière blanche, mais en restant bien couverts.


Au bout de la promenade, j'aperçois de l'autre côté du chenal, le belvédère où je vais voir le coucher de soleil d'habitude, mon belvédère.

De là démarre une piste cyclable qui longe la mer,
il y a quelques pergolas où des couples se reposent.
Le sentier s'enfonce un peu dans les arbres,

puis longe une plage de sable gris, déserte,

pour aboutir à l'entrée de la jetée qui comme celle du nord est fermée par une grille.

De là, démarre un tunnel creusé dans la roche qui se termine en falaise.

La jetée est plus longue que celle du nord, je n'aurai pas le temps d'aller jusqu'au phare aujourd'hui.
Tant pis.
Je rebrousse chemin en passant par la plage.

Une des pergolas est libre,
j'enlève mon tee-shirt trempé de sueur et je fais une petite sieste le temps qu'il sèche après avoir mis en scène une photo de moi faussement endormi pour faire râler mes amis européens.

Il est temps de rentrer.
Je dois être à 13h au studio pour travailler une dernière fois avec les ados.

À l'embarcadère, il y a beaucoup plus de monde : des groupes de jeunes qui semblent visiter l'île.


Le ferry est bondé.
Tout en savourant l'air un peu plus frais que sur la terre ferme, je regarde depuis mon téléphone les horaires du bus.
Dans dix minutes … Parfait.


À l'arrêt, une dame me demande quel bus j'attends.
On entame la conversation.
Elle ne comprend pas "dance", pas facile d'expliquer sans se lever et faire des mouvements.
Un anglo saxon (américain ou australien) me sauve la mise : il parle chinois.
Mon bus arrive, la dame me donne sa carte de visite.
"But I don't have one
- it doesn't matter, have a nice stay in Kaohsiung !"
Dans le bus, mon sauveur veut discuter
"ils mettent la "clim" trop fort dans les bus …"
Je fais un signe de la tête,
je n'ai pas vraiment envie de parler en anglais … avec quelqu'un qui parle anglais ..
Il me dit que la ville a bien changé depuis son premier séjour il y a 25 ans, qu'ils font beaucoup de choses pour la culture ces temps-ci.
C'est ce que j'ai remarqué aussi ..
Et si je m'installais ici …

Central Park.
Le métro.
En route pour le studio,
je suis bien fatigué de cette balade matinale en bord de mer.
Heureusement, c'est le dernier jour, on va tout réviser et comme au second hier, je vais plus regarder que faire.

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