Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

samedi 13 septembre 2014

11/08/14 - les raccords de la veille


Mauvaise nuit,
retour au calme,
vivement les duos,



Comme je m’étais endormi à 20h hier,
forcément j’étais réveillé au milieu de la nuit.
2h.



Il pleut toujours dehors.
En fait, les deux tempêtes tropicales (dont une répond au joli prénom de Geneviève …) se sont regroupées.
Paradoxalement, cela a affaibli leur puissance mais elles restent plus longtemps dans le coin.
À 3h, du carrefour, on peut voir un peu de bleu nuit au loin à l’est au delà de la couche de nuages.
On verra bien
J’arrive à me rendormir grâce à un épisode d’une de mes séries préférées que je connais par coeur …

6h30,
deuxième réveil,
hélas, les bassins d’ornement de la station de métro ondulent sous les gouttes de pluie.


On est reparti pour une journée imperméable …
Je prends mon petit déjeuner, mais je suis bien trop crevé pour faire quoique ce soit de constructif.
Pourtant j’ai tellement de choses à faire, entre le blog (où je ne compte plus les jours de retard), les retouches des photos que j’ai prises dans la semaine et le montage vidéo …
Je me rendors.

10h, les routes sont sèches.
Je consigne sur mon petit carnet les impressions de la veille, et celles de cette nuit « grise ».
Je m’attaque au montage vidéo de la répétition de la veille.
Je fais d’abord une version présentable du boléro, puis je fais une ébauche de quelque chose de plus long que je remplirai avec des morceaux que je filmerai cet après midi.
(c’est cette version que vous avez vu hier )

Entre temps, il s’est remis à pleuvoir.
La carte satellite montre bien que l’on est cerné par des grosses masses nuages qui n’augurent rien de bon pour les jours à venir.


Mon rythme de travail à la chambre est bien chaotique …
Comme je n’aime décidément pas la climatisation, je travaille la fenêtre ouverte.
Mais ça rend toute la chambre humide, jusque dans la salle de bains.
Je me souviens que la première année, ma trousse de toilette avait moisi avec la chaleur et l’humidité.
Je me résous à remettre un peu d’air frais et sec un peu avant de partir.
Ici, la climatisation sert aussi à ça, et la version anglaise d'air "conditionné" prend tout sons sens.

13h, départ au studio.
On va pouvoir reparler calmement avec les adultes de ce qu’il manquait dans la répétition d’hier,
et si tout va bien, je filmerai les plans manquants pour la vidéo préparée ce matin.

Même trajet, même pluie.
Je suis vraiment désolé pour Élise qui n’aura pas pu voir la mer souvent, ni les couchers de soleil qui vont avec.

La répétition en elle même se passe bien,


mais je commence trop tard les prises de vue.
D’autant que comme tous les lundis, Yi Hua doit finir plus tôt pour être prête pour accueillir les élèves du cours de 16h30 comme l’exige miss Lin.
Je fais ce que je peux, je verrai à la chambre ce que je pourrai garder.

Dans le vestiaire, on parle du lendemain.
Cheng Wei a trouvé un studio à squatter pendant 3h à l'est de la ville.
Avec les deux heures que j’ai réussi à négocier ici pour Élise et moi, ça devrait aller.
C’est un peu rock and roll mais je leur fais confiance.
Il nous restera la répétition de mercredi avec les autres adultes pour faire tourner la chose …

Lundi étant son soir off, Cheng Wei nous emmène enfin manger ce riz à la dinde que l’on aurait dû manger la semaine dernière.
Yi Hsun conseille à Cheng Wei une adresse près du studio.
C’est juste après l’endroit où miss Lin m'avait commandé des sashimis la dernière fois.
Donc le riz, avec des petits morceaux de dinde.
Effectivement, c’est simple, et bon, mais Cheng Wei pense que son adresse est meilleure.
On ira un autre jour.

Il nous demande si on veut faire quelque chose de particulier ce soir.
Élise propose d’aller boire un verre mais je dois vraiment finir cette vidéo.
Je leur propose de se retrouver à l'hôtel plus tard.
Nous rentrons en métro alors que Cheng Wei va récupérer son scooter.

Je suis sur le point de me lancer dans le montage quand je reçois un message sur LINE.

Ah!
Je ne vous ai pas parlé de LINE.



Alors Line, c’est une messagerie instantanée (façon MSN pour ceux qui connaissent) créée par des japonais et dont tout le monde se sert dans cette partie du globe.
Pratique parce que gratuite dès qu’on a une connexion Internet, elle permet de s’envoyer des messages, des photos, voire même de passer des coups de fils ou faire des vidéoconférences.

Ce message sur LINE c'était Cheng Wei.
Il m’envoie des photos.
Ce sont des bouteilles de gin.
En fait, il est dans un magasin de vins et spiritueux et il ne sait pas quoi acheter.

Il est vraiment trop serviable.
Je lui dis de ne rien acheter, de venir à l’hôtel et qu’ils iront avec Elise acheter quelque chose au Seven Eleven pendant que je finirai la vidéo.

Je mets en place des morceaux manquants sur le film du matin.
Le boléro sera complet mais on n’aura pas la suite,
les plans sont coupés par des passages de danseurs devant la caméra, par les installations de chaises,
tant pis …
La générale sera la dernière chance.

Je retrouve mes acolytes pour un dernier verre ou deux.
Cheng Wei a déjà ces petits yeux que je lui connais dès la première bière.
On rit,
j’essaie de penser à autre chose.
Tout est bien compliqué pourtant,
alors qu’on a tous les ingrédients pour faire une belle pièce.

Couché vers minuit, comme d’habitude.
Demain, on s’attaque enfin aux duos.


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