Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,
c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :
Une danseuse taïwanaise et un danseur français.
Un danseur taïwanais et une danseuse française.
Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,
qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.
Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.
La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.
Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,
la septième nuit du septième mois.
La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.
jeudi 25 septembre 2014
13/08/14 (2) - revoir la mer .. enfin ..
Cijin par le sud-est, la mer après le typhon, un peu de calme avant ...
16h45,
nous sortons du vestiaire.
Élise a faim,
et comme le temps se lève, elle propose d’aller voir la mer,
voire même de manger au bord de la mer.
Ici, ça n’est pas courant.
Les taïwanais n’ont pas du tout le même rapport à l’eau que nous et à la mer en particulier.
L’océan Pacifique et même la mer de Chine ont emporté plus d’un nageur.
Et puis ici, on se protège du soleil, on ne bronze pas.
Donc, à part dans le sud de l’île, où on retrouve tous les touristes, notamment les surfeurs, il y a peu de gens dans l'eau et peu de nageurs.
Les plages sont très souvent vides dans la journée pour se remplir au coucher du soleil.
Cheng Wei se met en quête d’un restaurant au bord de mer.
Je lui dis de laisser tomber.
« on va déjà au bord de la mer, et puis on verra … »
Il veut nous emmener à Cijin avec la voiture de ses parents qu'il a pris pour venir répéter à cause de la pluie.
(et aussi parce que ces parents sont en vacances).
C’est pourtant si simple en métro.
Ça me gêne un peu.
Je sais qu’il a bossé toute la matinée avant de répéter et qu’il est crevé.
Mais bon, ça lui fait plaisir.
Un passage à la boulangerie pour mon petit déj’ des jours suivants et nous voilà partis pour Cijin.
17h,
ici aussi c’est l’heure de pointe.
Et l’accès à l'île en voiture se fait par le sud-est,
à l’opposé de l’embarcadère pour le ferry qui relie Cijin à Sizhiwan où ne passent que les piétons et les scooters.
On met une heure pour arriver.
D’autant qu’on se perd un petit peu car Cheng Wei n’est plus allé à Cijin depuis très longtemps,
je tente de l’aider comme je peux :
j’avais fait le voyage en bus par ce chemin car il y a beaucoup moins de monde.
Certains carrefours m’étaient familiers.
18h,
on arrive au bourg de Cijin,
on longe la mer qui est sur notre gauche.
On passe un temple,
puis deux,
Cheng Wei tourne à droite et se gare en contrebas de la butte qui sépare les habitations de la mer.
Un petit escalier,
une petite pinède,
et nous y voilà.
Je reste sur le bord de la route.
Elise court vers les vagues à travers les rochers.
Cheng Wei, qui est resté à côté de moi, la regarde en souriant.
"elle va se baigner ?
- je ne sais pas ..."
Un vieux bonhomme crie quelque chose en chinois depuis la route.
Il est inquiet.
À cet endroit, surtout après les typhons, il y a des lames de fond traitres et particulièrement dangereuses.
Cheng Wei va voir Élise.
Je filme.
Il faudra que je compose quelque chose sur cette image de rencontre.
Je les rejoins.
La plage est encore sale des déchets rejetés par la mer démontée des derniers jours,
mais ça fait du bien d’être là,
de n’entendre que nos voix et le bruit des vagues,
même si le temps n’est pas encore au beau fixe.
La nuit commence à tomber.
On remonte l’île jusqu’à arriver de l’autre côté du chenal où nous sommes allés, près de l'embarcadère du ferry.
Je montre à Élise l’autre rive pour qu’elle se repère.
On s’achète à boire,
Élise achète des cadeaux pour sa fille.
Cheng Wei appelle sa fiancée, il me demande s’il réserve le restau.
Je lui dis qu’à mon avis Élise n’a plus faim pour le moment.
Et j’ai raison …
On rentre à l’hôtel.
Cheng Wei rappelle sa fiancée, trop tard pour dîner.
Je suis gêné,
je me dis qu'il aurait sûrement préféré passer du temps avec elle aussi
(ou avec elle .. tout court),
mais puisqu'il est seul,
je lui propose de rester un peu avec nous et qu’on ira dîner plus tard si la faim arrive.
Il gare sa voiture près de l’hôtel.
On passe près d’une pompe dans une rue.
Ça ressemble à une pompe à essence
mais c’est de l’eau.
Ici, il y a encore plein d’appartements et de maisons où l’eau n’est pas potable alors soit les gens achètent des bonbonnes au supermarché,
soit ils viennent se réapprovisionner dans ce genre de station.
Et comme l’essence, il y a différentes qualités d’eau.
Cheng Wei m’a expliqué les différences, mais j’ai oublié.
De retour à l’hôtel, Elise va à sa chambre.
Il s’étend sur mon lit …
Et s’endort. Il est épuisé le pauvre.
Élise vient taper à la porte.
Cheng Wei est à moitié endormi et il n'a pas faim.
Je lui dis que je vais aller au Night Market près de San Duo pour faire découvrir les fameux burritos à Élise,
je n’aurais pas dû.
Il propose, bien sûr, de m’y accompagner en voiture.
Nous repartons ensemble.
Je n’ai pas de chance, le kiosque aux burritos est fermé
(décidément ceux-là ne sont pas comme la plupart des gens ici, ils bossent quand ça leur chante, à moins qu’ils bossent ailleurs ? …)
Je dis à notre chauffeur de nous laisser là que l'on rentrera en métro ou à pied.
Pas question (vous imaginez bien ...)
Il nous dépose à un autre night market à mi chemin de l’hôtel.
Je le remercie - une fois de plus - et lui souhaite une bonne nuit,
on se reverra … vendredi …
Quant à nous, on s’achète de quoi manger et on grignote en marchant.
Puis on s’arrête dans un bar pour boire un verre avant de retourner à l’hôtel.
Il y a de belles photos de nuit à faire dans ce coin.
Il faudra que je revienne.
De retour à la chambre, je transfère les films de l'après midi.
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