Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

lundi 22 septembre 2014

12/08/04 (2) - chez Jim et Wan Zhu


Soleil de plomb,
retour à Sizhiwan,
la septième lune apparait,



Après avoir laissé nos amis à la porte du taxi, nous sommes revenus à l'hôtel.
La seule envie que j'avais, c'était de faire en sorte que la douleur s'en aille.
Élise me laisse seule,
je me coule un bain.
Et puis je me colle un patch sur les reins.

Je retouche quelques photos et je me couche.

En attendant le sommeil, j'écoute le bruit de la ville,
les voitures, les bus, la pluie …

Quand je me réveille, la nuit est tombée.
Il faut que je me prépare pour ce soir.
Nous dînons chez Wan Zhu et Jim.

Une fois douché et habillé, je vais taper à la porte de la chambre d'Élise.
Pas de réponse …
Je discute sur Facebook avec Wan Zhu et Cheng Wei.
Tout le monde a un peu de retard …
Ça tombe bien.

On a rendez-vous à 20h.
Cheng Wei passe vers 19h45.
Il m'envoie un message : il est en bas.
Je vais taper à la porte.
Toujours rien.
Je lui propose de monter attendre le retour d'Elise,
elle n'a pas de portable donc injoignable.
Il est en voiture et ne peut pas laisser le véhicule comme ça devant l'hôtel (on n'est pas en France …).

Je fais un mot à Élise, elle a visiblement oublié le dîner.
Je lui dis de demander à l'accueil de m'appeler.
Il fera un autre voyage.
Tant pis.

Je descends au rez-de-chaussée.
Objectif : faire comprendre à la réceptionniste que le mot est pour Élise.
Je lui tends ma clé, la 815.
Je lui dis 8 - 1 -7 en chinois et je rajoute "my friend"
Elle sourit, elle a compris !
Elle me montre la clé.
Je lui tend le petit mot.
Elle le met avec.

Je rejoins Cheng Wei dans sa voiture et nous partons.
À mi chemin, mon téléphone sonne.
C'est Élise.
On fait demi-tour.
Un crochet par l'hôtel et nous voilà en route au complet.

Wan Zhu et Jim habitent près du 85 building.
C'est là que j'habitais quand je suis venu en décembre.
Nous étions voisins et nous ne le savions pas.
Dommage …




Ils ont acheté un appartement dans un immeuble qui donne sur le port, dans une zone en complète rénovation (Marseille et Kaohsiung sont décidément bien semblables).
De son balcon, on voit les principaux immeubles de cette nouvelle façade maritime.





C'est un dîner comme j'aime,
sans prétention.
Un petit buffet,
légumes, viandes, riz et aussi un dessert : un riz gluant sucré.
Une nouvelle découverte culinaire.


Wan Zhu et Jim, c’est un couple tranquille et amoureux.
Comme pendant toutes les autres soirées, on rit beaucoup.


Après dîner, ils nous proposent de profiter de l’accalmie (c’est vrai qu’il ne peut plus depuis une heure ou deux) pour faire une petite balade sur le port.
Tout est calme.
Il fait presque frais,
pour la première fois depuis que j'y suis ici.



La pluie revient.
On s’active pour rentrer avant que le gros de la pluie arrive.
Jim prend des grosses feuilles d'arbre pour s'abriter.
Ça ne marche pas vraiment, mais on rigole bien.
De retour à l’appartement, on prend des photos stupides.



Puis on discute un peu de tout :
Jim a des soucis de genoux,
Wan Zhu a eu très mal au dos au printemps,
et je ne suis pas très en forme.
Ils me proposent un appareil chauffant aux ultrasons.
Ça lui a fait du bien, ça ne peut pas me faire de mal.


On parle aussi des créations, la française, la taïwanaise …
On parle un peu de l'avenir.
Cheng Wei tente d'amadouer le chat de la maison.


On quitte la maison un peu après minuit.
Retour à l'hôtel.
La journée a été bien remplie.
Une belle répétition ce matin,
un bon déjeuner,
s'il n'y avait pas eu mon dos, je serais le plus heureux.

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