Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

dimanche 23 novembre 2014

Après le spectacle (8) - Puli, la ville de Linda


Le centre du pays,
des gâteaux, 
des fleurs encore ...



Après cette soirée barbecue arrosée de thé froid et de whisky. , Linda m'avait donné rendez vous à 8h30 pour cette dernière journée.
Je ne savais pas trop ce que nous allions faire,
peut-être aller visiter la fabrique de thé de la veille ?
Visiblement, elle avait d'autres choses en tête.
Je petit déjeune à l'hôtel.
Toute l'équipe est un peu affolée d'avoir comme hôte un touriste noir qui ne parle pas chinois.
Il y a juste une serveuse qui connaît quelques mots en anglais.
Je les entends dans la cuisine répéter les mots qu'ils doivent me dire.
Le challenge semble être de me demander si je veux du café ou du thé.
Celui qui est désigné vient poser le plateau, sourit et repart rapidement en cuisine tout confus.
Sa collègue l’engueule et vient me demander « do you like coffee or tea ? »
Sur la table il y a des fruits, une omelette.
On m’amène le thé.
Je ne suis pas sûr que ce soit assez copieux mais connaissant Linda et son fils, je sais que je ne vais rester affamé.

Linda arrive.
Nous passons d'abord près d'un snack où Baï Yu achète de quoi déjeuner.
Comme beaucoup de gens ici, ils ne mangent pas à la maison le matin.

Nous partons ensuite à l'école primaire où Linda travaille (en plus de son studio de danse).
En fait, il y a une fête dans un gymnase de la ville où toutes les associations sportives vont faire une démonstration.
L'école y a été invitée à montrer une chorégraphie.

Quand nous arrivons dans la cour, forcément, je suis une attraction pour les gamins.
Les plus téméraires s'aventurent à dire "hello".
On attend le bus qui va les emmener au gymnase.
Linda les fait répéter une dernière fois.
La classe est totalement mixte et tout le monde danse sans rechigner.
Et il est à peine 9h du matin.
Décidément, la danse à l’école ici a un tout autre sens.

Le car est annoncé, nous pouvons partir de notre côté.
Linda me dit qu'on a autre chose à faire avant de les rejoindre.

Nous prenons la route en direction de l'ouest.



Il y a toujours cette immense statue qui doit être près d’un temple.


Et nous sortons à la ville suivante.
Je me demande bien où l'on va.
Ça n'est pas au centre ville.

Linda se perd un peu.
On est dans un quartier fait de petites maisons.
Et puis,
des ananas,
des champs d'ananas,


Linda se gare.
Je vois au loin un sigle que je connais.


En fait, nous sommes à Baguashan, où se trouve la fabrique de gâteaux à l'ananas, Sunny Hills.
Linda avait vu sur Facebook mes allusions à ces biscuits et au fait que je les aimais tout particulièrement.
J’en ai ramené lors de tous mes précédents voyages.
Nous voilà donc à l'usine.
Comme c'est le MidSummer Festival, il y a des promotions et l'usine fait une opération "portes ouvertes".
On peut voir les ateliers.
Du thé et un gâteau sont offerts à l'entrée.


J'achète des gâteaux pour mon retour en France.
Je choisis un format de boîte,
Linda me dit de prendre la taille au dessus.
C'est dans mes prix, je commande une plus grande boîte.
Elle prend aussi des gâteaux pour elle et des amis.
Nous finissons notre thé pendant qu'ils préparent le tout.
(l’occasion de faire une photo stupide)



(vous remarquerez le sac « tendance » de Baï Yu)
J'ai vainement tenté de payer mes gâteaux …
En vain …
Je remercie chaudement Linda.

On part au gymnase,
on se perd à nouveau ..
Puis on retrouve tous les petits de l'école accompagnés de quelques profs, du directeur et de quelques parents.
Ils sont à la phase « maquillage ».


Il est midi passé …
On nous livre des « lunch boxes ».
Du riz, des légumes, une protéine, et un oeuf.
J'avais déjà eu ce genre de boîtes quand je bossais avec Dancecolgy à Taipei l'an dernier.
Simple, pratique.

Je prends quelques photos.
Notamment des deux téméraires qui avaient tenté un "hello" le matin.



Le dernier est un aborigène.
Linda me le fait remarquer.
Je lui dis que je m'en doutais car ça se voit à la forme de ses yeux.
Ça ne change pas grand chose pour moi mais il semble que c'est important dans l'école, ou alors peut-être juste pour elle.

Je lui demanderai pourquoi un jour,
peut-être.


Le spectacle s'est bien passé.
On dit au revoir aux gamins pendant qu’ils rangent costumes et accessoires.
Pour nous, c’est retour à Puli pour une petite visite du centre-ville.

Visiblement Baï Yu, qui n’a que très rarement levé les yeux de son smartphone, s’ennuie un peu.
Rien à voir avec Jia Liang qui était si fier de me montrer l’endroit où il est né.
Sa mère trouve la parade : on va chez sa soeur et on embarque le cousin du même âge …

Puli est le centre géographique de l'île.
Ce centre est matérialisé par un mini menhir un peu comme celui du temple de la veille. devant lesquels les chinois aimaient se faire photographier,
tous droits bien rangés.

Avec Linda, on rit encore de la situation.
L’occasion de faire une ou deux photos.




Quant aux deux jeunes, ils sont … comme les autres jeunes de leur âge …


Le petit menhir est au milieu d’un parc adossé à une colline d’où on a une vue sur toute la ville.
Nous décidons d’y monter … mais en voiture …


Encore l’occasion de faire des photos façon « chinois en vacances »



Avant que je reparte, Linda veut me présenter à une autre amie,
elle aussi aborigène.
Elle gère une pizzeria dans la montagne, avec son mari et ses enfants.
Comme le mari se lance dans la pâtisserie, il nous fait goûter ses derniers essais réalisés à partir de recettes piquées sur Internet.
Gâteau aux pommes,
tarte au citron.
Succulents.
Comme je l’avais prévu ce matin, ça n’est pas aujourd’hui que je mourrais de faim …

Linda voulait aussi me montrer le jardin de son amie.
La famille a construit elle-même toute la maison attenante au commerce ainsi que la piscine et le jardin.
Je décide de me souvenir des fleurs.







et du pensionnaire


Il est temps pour moi de rentrer à Kaohsiung.
Linda nous emmène à la gare TGV.
Nous quittons les montagnes,


pour rejoindre les villes de l’ouest


Baï Yu n’a pas tenu le choc de l’excursion.


Il y a beaucoup de monde à la gare.
C’est dimanche soir et en plus, demain est l’un des seuls jours fériés qui est octroyé aux taïwanais dans l’année.
Il y a le Nouvel an chinois et le MidSummer festival.
Les lycéens n’auront pas cours
(même si je suis sûr que Su Ling sera dans les bureaux …).

Linda me laisse avec Bai Yu à l’entrée de la gare.
Comme ça j’ai le temps de m’acheter mon billet le temps qu’elle se gare.
Malheureusement, elle n’aura pas le temps d’arriver avant que mon train arrive.
Je dis à Bai Yu de la remercier chaleureusement, je lui enverrai un message sur Facebook de toute façon.



Me voilà dans le train,
direction Kaohsiung,
avec du thé, des gâteaux,
des regards, des fleurs, des sourires, des rires.
Le week-end précédent, j’ai vu une nouvelle partie de l’île à travers les yeux d’un adolescent.
Cette fois-ci, c’est une femme qui m’a montré la ville où il est fière d’habiter et de travailler.
J’ai le sentiment qu’en m’accueillant samedi, elle imaginait avoir un touriste comme les autres,
elle a dû être surprise en se rendant compte que j’avais plus apprécié le plat de nouilles et le champ de fleurs que le lac et ses grands hôtels.
Tout a changé samedi soir autour d’un barbecue et c’est très bien comme ça.

C’était une bien belle dernière journée à Taïwan.
Ce soir, je retrouve mon gros sac, la chambre d’hôtel pour la dernière fois et surtout mes amis Cheng Wei et Wan Zhu pour un tout dernier verre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire