Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

lundi 3 novembre 2014

Après le spectacle (2) - Taipei avec Hsiao-Yin et Dancecology


Retrouver des amis,
retrouver des endroits,
danser au bord de la mer,



Je vous avais laissé sur le quai de la gare de Chiayi où j’allais vers Taipei mais je ne vous avais pas dit pourquoi je retournais à la capitale.

Pour ce qui suivent la vie de la compagnie, vous savez que j’ai séjourné à Taipei l’été 2012 lors d’une résidence au Bamboo Curtain Studio pendant laquelle j’ai travaillé sur une pièce qui n’a pas encore vu le jour.

Pour les autres, je vous fais un bref résumé :
en septembre 2012, je suis venu travailler « notre Sisyphe » , création 2013 de c2a, qui n’a malheureusement pas encore vu le jour suite à un partenaire marseillais défaillant.
Je travaillais à l’époque avec le centre DelRio, un centre socio culturel des quartiers nord où une danseuse, excellente pédagogue, Élise Tomatis m’avait invité pour un stage ou deux.
J’avais imaginé une rencontre entre sept marseillaises et les cinq taïwanais pour lesquels j’allais créer « les soldats du vent ».
Comme ce centre disposait d’une salle de spectacle, j’avais proposé que « notre Sisyphe » soit présenté dans ce lieu.
Tout était prêt à Taïwan, mais à Marseille …
L’équipe du centre nous a baladés de report en report pour des raisons plus ou moins floues jusqu’à ne plus jamais donner de nouvelles.
L’échange n’aura jamais lieu.
Les sept filles sont éparpillées dans la région où, pour la plupart d’entre elles, elles poursuivent des études universitaires.
Les cinq garçons sont tous à la fac aussi, un en design et les quatre autre .. en danse.

Marseille …

Pour « notre Sisyphe », j’avais aussi contacté d’autres lieux.
Le grenier du corps dont la directrice avait apprécié « les soldats du vent » et puis aussi le Cent Soixante Quatre de Geneviève Sorin pour laquelle j’ai travaillé.
L’un m’a proposé « un passage à la fin des ateliers d’ados des vacances scolaires » et l’autre, après avoir accepté, a finalement refusé parce que j’avais confirmé trop tard (j’avais pris bêtement le temps de vérifier que toute mon équipe était disponible ce jour là) …
Pour l’instant « notre Sisyphe » n’est donc pas sorti de terre.
Les trois compositeurs, les quatre danseuses, le vidéaste attendent une bonne nouvelle …
Je recommence à avoir des pistes,
(d’ailleurs, si vous en avez .. des pistes … je suis preneur !)
on verra bien …

Mais revenons à Taipei.
J’y ai mis les pieds pour la première fois en 2011 lors de mon premier séjour sur l’île.
Je m’étais octroyé deux ou trois jours de vacances après ma première création taïwanaise et j’en avais profité pour aller y jeter un oeil.
Comme les taïwanais sont ce qu’ils sont, je n’avais pas pu rester seul de la journée, notamment grâce à Vincent, qui habite Taipei et Kuan Ling.
(oh non, encore un article à faire …)




En 2012, je suis allé plus loin dans l’exploration pendant les cinq semaines de résidence, en faisant beaucoup de balades en solitaire.
Dans le blog « notre Sisyphe, jour après jour » vous pouvez me suivre dans ma découverte de la ville en lisant les articles relatant ma résidence (à partir de Bamboo Curtain Studio - jour 1).
C’est aussi grâce à Hsiao-Yin Peng, chorégraphe de Dancecology et les danseurs de cette compagnie.
Je les avais rencontré au cours de la résidence.
Ils étaient alors des stagiaires.


En 2013, la même Hsiao-Yin m’a ensuite invité pour danser dans sa compagnie, Dancecology.
Un mois de travail intensif où j’étais logé chez elle dans le quartier de Yonghe, au sud de Taipei, après avoir traversé la rivière Xindian.
De stagiaires, ils étaient devenus des collègues et maintenant, je peux dire que nous sommes des amis.


Quand je reviens sur l’île, je suis obligé de passer les voir.
En décembre quand je suis venu assister à la première de « City prints », j’ai passé le cap de 2014 avec eux.

On aimerait bien retravailler ensemble,
on ne sait pas vraiment comment et quand, mais ça se fera.


Ce dernier soir du mois d’août, j’allais donc revoir mes amis taipéiotes.
J’avais prévu de rester une semaine, histoire de revoir la plupart d’entre eux, de retrouver quelques endroits et de m’imprégner assez pour pouvoir laisser diffuser tout ça dans quelque acte créatif à venir.
L’an dernier, j’avais créé la musique sur laquelle Cheng Wei a fait sa pièce (pour l'écouter, suivez le lien), il n’y a pas de raison que ça ne marche pas cette année !

Comme à chaque fois, il y a eu un grand dîner avec toute l’équipe, du moins ceux qui pouvaient être là.
Pour la petite histoire, la première chose qui est arrivée sur la table, sans que je n’ai rien demandé fut :


Ma bière …
Je crois que ma réputation est claire.
D’autant que quand j’étais venu pour le réveillon, alors que j’étais devant la porte d’entrée, avant de voir un visage, j’ai vu une main tendue avec .. cette même bière au bout.


Qui y a t-il sur cette photo?
Alors
debout,
il y a Chi Fu le frère de la chorégraphe et qui avait conçu la scénographie de la pièce dans laquelle j’ai dansé l’an dernier.
Il arborait une grande mèche l’an dernier.


Le service militaire a eu raison de sa coiffure tendance…
Ensuite il y a la magnifique Yi Chin, danseuse et mannequin,


Celui qui ne peut que rarement garder son sérieux c’est Ogawa, photographe, danseur et capable de tout un tas de choses qu’il est en train d’apprendre ces temps-ci.
Puis il y a le patron, Bkenoch (et ça n'est pas son vrai nom non plus), l’administrateur et photographe officiel de la compagnie (d'ailleurs il a pris la photo juste au dessus) ainsi que le mari de Hsiao-Yin, la chorégraphe.
Bk, comme on l’appelle, travaille dans une grosse boîte d’informatique.
Il part de chez lui à 8h pour y revenir vers 20h.
Il bosse pour Dancecology .. le reste du temps …
La phrase que je lui ai dite le plus est « you work too much ».

Sur la ligne du dessous, il y a Hsin Lung, un danseur aussi extraordinaire qu’il est modeste.
Il était dans la Cloud Gate 2 Company en même temps que Cheng Wei.
À côté de lui, il y a la délicieuse Pei Pei, chorégraphe en devenir,
puis Fu-Chia (oui oui comme la fleur), qui est institutrice et danseuse de claquettes.
Comme elle est parfaitement bilingue, elle avait assuré la traduction de l’anglais au chinois lors de ma présentation publique de « notre Sisyphe ».
Et pour finir, il y a Hsiao-Yin, celle qui nous relie tous.

Il manquait Fu Fu et Pong Pong, autrement dit Fu Rong et .. mister Pong.
Fu Rong est lui aussi un danseur fabuleux.
Et il était aussi avec Hsin Lung et Cheng Wei à la Cloud Gate 2 (vous suivez toujours ?).


Quant à mister Pong,
je n’ai jamais réussi à connaître son prénom chinois.
Je pense même ne jamais l’avoir entendu.
Son prénom anglais est Lance mais j’ai beaucoup de mal à appeler les gens avec ces prénoms-là ici, du coup comme Pong me faisait penser à Bond, je l’appelle mister Pong.
Alors lui sa spécialité, ce sont les percussions corporelles.
Comme un batteur, il est constamment en train de tapoter un rythme avec ses mains, ses pieds ou de fredonner quelque chose.
Il fait les allers retours entre Kaohsiung dont il est originaire (et où il donne des cours) et Taipei où il a une compagnie de claquettes.


Fu Rong et mister Pong donnaient des cours le soir où l’on a dîné tous ensemble .. mais, on s’était vu la veille autour de sushis dans un autre dîner …

Il manquait aussi les trois acolytes de l’équipe technique :
Sigo qui habite à 100 bornes au sud, à Taichung et puis surtout Shih Li et Jian Bang, vidéaste et compositeur.
J’aurais bien aimé qu’ils soient là car outre ce que l’on a vécu au sein de Dancecology, je leur ai confié une composition de « notre Sisyphe »
mais en même temps ça m’évitera de leur parler des déconvenues de la pièce et ça n’est peut-être pas plus mal.

Sinon,
je n’ai presque pas dansé cette semaine.
J’avais prévenu Hsiao Yin que j’étais blessé et qu’il ne fallait pas qu’ils comptent sur moi pour donner des cours (je la connais …) mais elle a quand même réussi à me débaucher pour aller prendre un atelier danse musique … au bord de la mer.


Ne vous fiez pas aux nuages,
il a fait gris .. le temps de l’atelier jusqu’à 13h.
L’après-midi ce fut bien différent


à tel point qu’on a fini plus tôt les cours pour profiter de cette plage.


J’ai aussi retrouvé avec grand plaisir le quartier populaire de Yonghe où habitent Hsiao-Yin et Bkenoch.


Avec ses rues principales à arcades, utiles aussi bien pour le soleil et que par temps de typhon.


Les arcades de Wen Hua road,
ses restaurants (Taïwan .. la bouffe),


ses garages à scooter,


et sa boulangerie, où les vendeurs vous accueillent en souriant et dont l’un d’entre eux vient fièrement vous dire « you are back, we are happy ».

Je remontais Wen Hua road tous les matins, pour aller voir le soleil se lever,
au Yonghe Riverside Park
mais ce sera l’objet de l’article suivant …

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