Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

vendredi 27 mars 2015

la Septième Nuit en France - deux soirées entre amis


Deux bonnes adresses : l'épicerie,
et le bistrot de l'horloge
et puis plein de photos,




Comme je vous le disais dans l’article précédent, je n’ai pas de notes pour ces soirées du vendredi 13 et du samedi 14.
Mais les photos m’aident à me souvenir assez précisément de ce que nous avons fait.

Vendredi,
après la répétition, nous sommes passés à la maison d’hôtes pour remercier Luc et Laurent,
récupérer les bagages de Cheng Wei et Wan Zhu
(et accessoirement, payer la note).


On a discuté un peu bien sûr,
mais de petit vin comme au premier jour,
il y avait un cours le soir et j’avais pas mal de conduite …
Tout le monde avait l’air ravi du séjour,
les hôtes .. et les hôtes …
Ça m’a toujours fait rire, ce même mot pour dire deux choses opposées.


Luc m’a dit tout le bien qu’il pensait de nos amis,
notamment la bonne fourchette de Cheng Wei ..
qui l’a poussé certains matins à regarnir la table du petit déjeuner.


Cheng Wei …
c’est sûr qu’il vaut mieux lui offrir un cours de danse que de l’inviter au restaurant.


Wan Zhu qui avait été ravie de sa chambre aurait voulu acheter un pot de confiture.
Un de ceux qui sont sur l’étagère.


Elle demande à Laurent
Il sourit.
Ils ne sont pas à vendre,
mais il lui en offre un.

Cette épicerie est décidément une bonne adresse.

Les hôtes et les hôtes (décidément j’adore …) font une photo souvenir avant le départ,
je les remercie une dernière fois pour tout et nous partons.


Destination la Bouilladisse, lieu-dit le Pigeonnier.
Nous ramenons Élise qui reste avec sa fille ce soir.
Nous aurons juste le temps de prendre un thé avant le cours de 20h à Marseille.
La petite Constance est contente.
Elle aime beaucoup Wan Zhu depuis qu’Élise lui a ramené le cadeau qu’elle avait acheté pour elle cet été.
Le temps que le thé infuse,
on chante,
on découvre des jouets,


je raconte une histoire pour enfants,
en français et en anglais,
Cheng Wei a pris Wan Zhu de vitesse, et s’est accaparé la chatte de la maison.


Après le thé (et de très bons biscuits bio),
nous laissons la mère et la fille ensemble
pour rejoindre l’est de Marseille et le Studio Ballet où je donne mon cours.
Il y aura Jennifer, leur hôtesse (oui je sais j’insiste un peu ..) des premiers jours.
Ils rentreront ensemble et resteront chez elle,
jusqu’après le spectacle ..
Dont la première est .. dans une semaine …

Parlons plutôt de samedi …

Alors samedi comme je vous le disais dans l’article précédent,
il fallait que je m’arrête à 15h30.
J’avais un tutorat à 16h avec une association qui s’appelle « une autre image »,
ce nom parce qu’elle oeuvre pour donner une autre image des quartiers nord de Marseille.
Ironie du sort, ils travaillent dans la commune limitrophe …
Peut-être que si la mairie les aidait …
Bref, j’aime bien l’idée et sans rentrer dans trop de détails, ce fut une plutôt belle rencontre.

Pendant ce temps,
mes collègues sont allés se promener en ville.
Si j’étais parti sous la pluie, eux ont eu la chance de voir les nuages chassés par le vent.
Ils ont enfin pu voir le Vieux-Port et son ombrière en plein jour par temps clair.


Élise les a aussi emmenés au pied de mon immeuble.
Je sais qu’ils auraient aimé que je leur montre où je vis …
Mais franchement, vu le peu de temps que j’ai passé chez moi ces temps-ci, ça n’était vraiment pas présentable.

Une autre fois peut-être …


Je les ai retrouvé vers 19h,
justement près de l’ombrière,
pour un apéro et un dîner dans ma cantine préférée,
le bistrot de l’horloge.

Quand je les retrouve,
ils sont en train de danser sur le port les variations de l’après-midi.
Mon appareil photo est trop loin pour que je puisse filmer ..
Dommage.

Ils me racontent avoir vu un spectacle sur le port,
Cheng Wei a été inclus dans la chose, un peu à l’insu de son plein gré
mais ça l’a bien fait rigoler.
Wan Zhu et Elise ont les yeux gonflés.
Elles ont pleuré.
En fait, en m’attendant, ils ont commencé l’apéritif.
Juste un verre,
mais pour Wan Zhu, c’est déjà beaucoup.
Et l’alcool a aidé à lâcher les pressions,
elle a pleuré …
De bonheur,
parce que le séjour se passait au delà de ses espérances.
Ce qui forcément est très émouvant pour nous …
Ce qui a fait pleurer Élise …
Et rire Cheng Wei qui se cache assez facilement derrière le rire pour ce qui est de ses émotions.

J’ai emmené mes amis au bistrot de l’Horloge où notre table était réservée.


Lieu chaleureux tenu par Antoine et Jonathan.
Je crois que c’est la première fois que je les appelle comme ça, c’est John et Anto normalement.
Ce sont des gens que j’aime vraiment bien.
Service soigné et amical (mais juste ce qu’il faut),
bouffe impeccable,
je savais qu’en y emmenant Cheng Wei et Wan Zhu, il n’y aurait pas de souci.
Je regrette juste que Liuva n’ait pas été là.
Elle ne sert que le midi.
Et le sourire de Liuva,
et son regard …
Te feraient oublier toute imperfection du repas
(ce qui, je dois bien l’avouer, ne m’est jamais arrivé)


Sur cette photo qui a été prise le soir où ils fêtaient leurs deux ans d’existence,
on retrouve (de gauche à droite) John, Liuva et Anto,
il y a aussi Achille,
le bras droit de Sébastien, le chef,
C’est Achille qui officiait en cuisine le soir où on est venu.

Un petit selfie avant d’attaquer le décryptage du menu


Comme souvent, j’ai détaillé la carte,
il y a la petite ardoise avec ces petites choses en guise d’apéro,


et puis la grande pour les choses sérieuses.


En résumé,
ils ont adoré la soupe à l’oignon,
et ils ont aussi aimé
le tigre qui pleure,
le cassoulet,
le risotto aux saint-jacques,
et aussi la patartiflette,
dont le nom - vraiment improbable les gars - recèle un délicieux condensé de ce que l’on trouve dans une tartelette étalé sur une patate (et je dois dire que moi j’adore ça).
Côté vins,
le vin blanc très sec n’a pas trop eu de succès
(j’ai été obligé de finir le verre .. le sens du sacrifice),
en revanche le Crozes Hermitage a bien rempli sa mission.
Mais plus personne n’a pleuré (ou alors j’ai oublié).

Comme souvent,
Cheng Wei (qui a lui aussi un sens certain du sacrifice) a aidé les filles à finir leur plat.


Ah !
J’oubliais !
C’était pourtant le plus important.
En dehors de la soupe à l’oignon, Wan Zhu a beaucoup apprécié Antoine …
J’ai appris depuis, de source sûre, qu’il était appelé il n’y a pas si longtemps :
le péril jaune.
Une nouvelle conquête à son actif.


Une belle soirée entre amis,
toute en douceur,
pour célébrer la première semaine de nos amis ici.
Jusqu’ici tout s’est bien passé,
ils sont contents et moi plus encore.

Le plus dur reste à faire.
Boucler les quatuors,
boucler la pièce,
pouvoir la danser enfin,
et tout faire rentrer sur la petite scène du théâtre des Chartreux.

Demain,
10h,
retour au studio de danse de la rue Paradis,
une bonne grosse journée de travail qui se terminera par une répétition publique.
Notre première rencontre avec une audience française.
On verra bien …


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