Création de Claude Aymon pour la Wei Dance Company et sa propre compagnie, c2a,

c'est une pièce qui s'articule autour de deux duos mixtes mêlant deux danseurs des deux compagnies :

Une danseuse taïwanaise et un danseur français.

Un danseur taïwanais et une danseuse française.


Elle est inspirée de la Saint-Valentin chinoise,

qui est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.


Selon la tradition, un jeune bouvier et une fée ont été séparés alors qu'éperdument amoureux.

La pluie est faite de leurs pleurs de ne pas pouvoir vivre ensemble.


Ils ne sont autorisés à se revoir qu'à la Saint-Valentin,

la septième nuit du septième mois.


La pièce s'est créée a à la fois en France et à Taïwan, avec une première taïwanaise en août 2014 et une première française en février 2015.

mercredi 11 mars 2015

la Septième Nuit en France - Cheng Wei et Wan Zhu au Pavillon noir


Ils découvrent le Pavillon Noir,
ils rencontrent Fred, 
et on finit le slow plus vite que prévu ..



Opération escargot.
Cette fois-ci, ce sont les auto-écoles.
La ville est encore plus congestionnée que d’habitude.
Je suis pris dans les bouchons en allant chercher tout le monde.
Je tente tous les raccourcis possibles,
rien n’y fait.
Heureusement Cheng Wei et Wan Zhu sont en ligne.
Je leur conseille de rester au chaud dans la maison,
je leur enverrai un message quand je passerai la Rose.

J’arrive à Allauch à l’heure où je devrais récupérer Élise.
Dans le dernier message que je leur ai envoyé, j’étais à dix minutes de la maison de Jennifer.
Je leur ai dit de me retrouver sur la route principale.


Le message est visiblement bien arrivé


Nous n’avons plus le temps de prendre l’autoroute,
ce sera la route du col du Terme, comme samedi.
Je roule lentement et nous tentons de détourner l’attention de Wan Zhu installée à côté de moi à l’avant.


Il est 9h30 quand nous récupérons Élise à l’entrée de l’autoroute.
Je lui ai envoyé un message,
mais elle ne retrouve plus son portable …
Élise …
Nous avons une grosse demi-heure de retard,
mais ça ne l’a plus inquiété que ça.
Elle nous attend,
tranquillement,
au soleil.

Heureusement qu’il fait beau.

L’autoroute d’Aubagne à Aix est bien jolie.
On passe près de Fuveau, un joli village provençal perché sur une colline,
puis on a une belle vue sur la Sainte-Victoire.
Wan Zhu tente de prendre une photo,
mais je ne peux pas trop ralentir.
Dommage.
Ça aurait été bien qu’on ait eu le temps d’y aller.

Nous arrivons devant le Pavillon Noir à 10h.
Je les laisse à l’entrée et je pars garer la voiture.
Loin.
Ça leur laisse le temps de découvrir un peu le lieu.

Nous sommes au studio Bossatti ce matin.
J’aurais bien aimé leur montrer la vue depuis les studios tout en haut,
mais c’est peut-être mieux comme ça,
il ne faut pas qu’on s’habitue à danser dans de trop grands espaces.

Quand j’arrive au premier étage,
je croise Wendy Cornu, une chorégraphe de la région,
elle nous propose d’échanger nos studios.
Elle est dans le studio Bagouet et elle y bosse seule
sur des choses pour lesquelles elle ne veut pas être dérangée.
Le studio Bagouet est situé entre les loges des danseurs du ballet et la salle où tout le monde déjeune ou prend un café,
il y a parfois du passage.
On échange.

Wendy me demande si je vais faire une barre et si elle peut se joindre à nous.
Je l’invite avec plaisir.
Ce genre d’échanges devrait arriver plus souvent dans ce genre de lieu où les compagnies travaillent,
souvent côte à côte,
sans jamais vraiment se rencontrer.
J’y viens depuis maintenant quatre ans et à part Michèle Ndjongui, une chorégraphe camerounaise qui m’a invité à son spectacle pour avoir des retours, je n’ai jamais eu ce genre d’occasions.

Nous nous chauffons tous ensemble.

Wendy repart dans l’autre studio et nous nous replongeons dans le slow.
Mes idées sont plus claires qu’hier.
Je corrige et modifie tout un tas de petites choses.
Heureusement que j’ai filmé,
dans une répétition bilingue, l’image est bien utile pour montrer à tout le monde les choses que je veux changer.
Je mets aussi en oeuvre une idée, que je voulais mettre en oeuvre hier mais qui avait disparu dans mes douleurs au dos.
L’horizon s’éclaircit.

À 14h, on a fixé tout ce que nous avions commencé la veille.
On peut faire la pause.
Je propose à tout le monde d’aller déjeuner sur la grande place sur les allées de Provence.


Les filles s’arrêtent en route pour acheter des fruits au supermarché.
Avec Cheng Wei, nous nous installons au chaud en les attendant.
Les magasins sont nombreux sur le chemin,
et il y a encore des soldes …

Je reçois un message de Fred,
il m’avait prévenu qu’il passerait cet après-midi.
Je lui dis où on est et où on sera à 15h.
Il nous rejoindra à un endroit ou un autre en fonction de l’heure à laquelle il arrive.


On mange peu.
On se partage deux plats à quatre.
Les filles ont leur fruits
et habituellement, Cheng Wei ne mange pas à midi.
Je le pousse un peu à avaler quelque chose de solide,
l’après midi va être longue.

Pause café au soleil.
J’en profite pour leur demander ce qu’ils veulent faire de leurs soirées aixoises,
histoire d’organiser les transports.
Wan Zhu commence par le mot « shopping » …
Élise semble assez d’accord et je sens que Cheng Wei les suivra pour d’autres raisons que juste leur tenir compagnie.
Le problème c’est qu’ici, les commerces ferment « tôt ».
Ils iront demain sans moi.
Il était prévu que l’on arrête à 16h pour que je puisse aller donner mes cours à la Ciotat.
Ce sera l’occasion.
Dommage, j’aurais bien aimé qu’ils rencontrent les élèves de cette école.

En revanche, ils décident de venir à Marseille, jeudi et vendredi.
Jeudi, ils prendront le cours avec Élise mais aussi Marie et Nadia.
Ça devrait être beau.
Vendredi, ils partageront le cours de Jennifer,
qui les ramènera chez elle.

15h.
Nous sommes au retour dans le studio.
On continue le slow,
mais on est vite interrompu par l’arrivée de Fred.
Je suis tellement content qu'il soit là.
Une nouvelle pièce du puzzle se place,
il reste Sylvain,
et l’équipe du théâtre.

On parle un peu de la pièce,
de sa construction,
puis on se remet au boulot et on va jusqu’au bout du slow.
Fred nous dit tout le bien qu’il pense de ce qu’il voit,
il s’inquiète lui aussi pour l’espace et il a raison,
on prend un peu nos aises.
Je me dis que ce sont les premiers jours et que l’on peut s’octroyer ce plaisir-là.
On aura une semaine au théâtre pour tout régler.

Fred,
qui est un vrai photographe,
capte quelques instants qui résument tellement bien ce que nous vivons.






On fait nos premiers filages en sa présence.
Petit à petit, les choses sont claires pour tous,
il y a forcément encore du travail mais j’estime le boulot assez regardable pour pouvoir le filmer.



On fait une pause quand Fred s'en va.
Et je profite du studio et de son extraordinaire lumière, pour faire des photos pour la promo,
le théâtre m’en avait demandé.






Et puis aussi pour Cheng Wei, qui n’a pas de photos dansées.


On prend aussi le temps de se détendre un peu.


Comme il nous reste un peu de temps.
Je propose à Élise et Wan Zhu, d’attaquer le duo de transition entre leurs deux solos.
Je l’ai monté avec (et sur) Élise et j’avais envoyé la vidéo à Wan Zhu.
Elle a eu le temps de regarder mais ne l’a pas complètement dans le corps.


Il y a des soucis de rythme.
Wan Zhu n’a pas encore trouvé le calme nécessaire
et Élise passe d’un travail en solo à un duo à l’écoute.
Je n’ai pas envie de le fixer ryhtmiquement,
je veux faire confiance à leurs corps.
Il nous faudra un peu de temps,
mais pas trop …

18h.
Nous quittons le studio.
Deux jours pour monter le premier quatuor,
on va bien plus vite que je ne le pensais.
Je suis exténué mais soulagé.
Si on garde cette vitesse de croisière, on aura même un peu d’avance.
Pourvu que ça dure …

Élise prend le car pour rentrer chez elle.
Quant à nous,
nous partons à la maison d’hôtes,
et puis ce sera un dîner aixois.


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