on se lance dans le quatuor central,
sans le câble d'alimentation de l'ordinateur,
la fatigue se fait sentir partout ...
Au moment de l’export, il est l’heure de partir.
(alors l’export, c’est la dernière étape de création d’une vidéo avant que ça ne soit vraiment regardable,
un peu comme l’enregistrement d’une photo bidouillée sur Photoshop,
on exporte dans des formats différents en fonction de la destination du film, si c’est pour un DVD, pour aller sur le Web, ou pour être diffusé sur un écran)
Je pars à la voiture avec l’ordinateur allumé.
L’export se fera pendant le voyage.
Je me gare assez vite ce matin.
Visiblement avant 10h, c’est bien plus facile.
Tout le monde est un peu en retard.
Cela m’étonne de Cheng Wei et Wan Zhu,
je n’ai pas dû être assez clair dans mes explications hier soir, mais les esprits étaient un peu embrumés …
J’ai le temps de prendre un café,
de regarder le film.
Et là,
je me rends compte que j’ai oublié le câble d’alimentation de l’ordinateur.
Ça ne va pas être simple.
Il reste encore un peu d’énergie, j’en profite pour transférer toutes les musiques sur l’Iphone.
On pourra travailler en musique quoiqu’il arrive.
Cheng Wei et Wan Zhu sont là.
Ils se sont un peu perdus.
Cela leur a permis de voir un peu les rues aixoises le matin.
Et puis voilà Élise,
elle n’a pas pu prendre le premier bus,
il n’y avait plus de place …
Nous voilà tous à nouveau réunis au studio Bagouet.
Comme hier, nous attaquons la journée en partageant la barre avec Wendy.
J’ai toutes les musiques sur l’Iphone.
L’ambiance est bonne
mais les corps sont fatigués.
Le contrecoup du voyage et la légendaire fatigue du troisième jour de travail.
J’avais prévu d’attaquer par le slow, histoire d’installer ce que nous avons fini hier,
mais je décide de passer directement au quatuor précédent tant que l’énergie est là.
Je transmets les phrases à Cheng Wei et Wan Zhu,
ils en connaissent une, celle du stage de décembre.
C'est l'occasion pour Élise de tout revoir.
Je les détaille, une par une,
je mélange un peu tout.
Comme j’ai travaillé la plupart des variations dans mes cours et dans les stages,
j’ai tout un éventail de versions et j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai décidé de garder.
J’essaie de faire confiance à mon corps mais, la fatigue aidant, rien ne me paraît évident.
Élise me dit ce dont elle se souvient,
je décide de lui faire confiance.
13h,
nous avons fait trois des quatre phrases.
Cheng Wei montre des signes de faiblesse
et je commence à être comme mon ordinateur,
plus beaucoup d’énergie.
Nous allons au snack en face.
Les filles sont encore bien en forme.
elle n’est pas montée dans une voiture aujourd’hui …
Il doit rester un peu de jus dans les batteries.
J’ai bien fait.
Si le gros y est, il y a plein d’erreur un peu partout,
dans les comptes, dans certaines fins de variations.
On corrige tout et je leur apprends la phrase manquante.
Vers 15h30, nous avons en tête tout le matériel dansé de la pièce que je devais transmettre.
Les solos sont bouclés
(Wan Zhu a travaillé les siens avant de venir et celui de Cheng Wei est monté depuis avril),
le duo avec Élise est à travailler mais elles l’ont vu hier,
le reste sera de l’assemblage, de l’adaptation, de la variation ou de la création personnelle.
Vu que je pars à 16h nous n’avons pas le temps de commencer à monter le quatuor.
Et je dois partir à l’heure vu qu’il faut que je passe récupérer mon câble d’alimentation pour les trois cours du soir.
Je leur propose de créer une phrase personnelle avec tout ce qu’ils ont.
Comme nous sommes tous crevés, je me dis que s’ils ne se sentent pas de se lancer dans ça,
on révisera le slow.
Aucune remarque,
aucun essai de négociation,
Ils se jettent dans la création avec le peu d’énergie qu’il leur reste.
Ça fait plaisir de lire en eux cette envie d’avancer.
(comme Élise il y a quinze jours, vous vous souvenez ?),
commence à avoir la voute plantaire qui chauffe.
Lui aussi, je l'avais prévenu, mais ...
moins contenues, plus électriques,
c’est bien d’insuffler cet air nouveau dans la pièce.
Une danse plus jazz,
quelle bonne idée !
Il va falloir que je mette tout ça en valeur dans ma construction.
On verra bien.
je filme le tout.
je file.
Petit détour pour récupérer le cable,
me voilà à 17h20 à la Ciotat.
Cinq petites minutes de retard.
Les élèves sont un peu déçus de me voir arriver seul.
Je les comprends mais c’est mieux comme ça,
il faut que mes trois amis se reposent,
qu’ils profitent un peu d’Aix,
et qu’ils partagent du temps ensemble.
21h passées,
je suis dans la voiture.
21h45,
je suis à Marseille.
Je passe au Monop’ (ouvert jusqu’à minuit et c’est bien pratique),
en revenant avec mes yaourts, mes fromages et ma charcuterie,
je me rends compte que je n’ai pas mon portable.
Je l’ai oublié à la Ciotat.
Il va falloir que j’y retourne demain …
Dommage.
En même temps, je n’ai cours qu’à 20h.
En finissant à 18h, je pourrai déposer Élise chez elle et faire le « crochet » avant le cours.
Je laisse juste un message à la directrice de l’école pour lui dire de me confirmer, dès qu’elle peut,
que le téléphone est bien là-bas.
Je me couche une fois la vidéo montée.
Cheng Wei a appelé ça « brain storming »
J’aime bien l’idée.
shopping et promenade aixoise.
Un peu de détente pour eux.
C’est bien.
On a encore tant à faire.

















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