Le plaisir de travailler à nouveau à deux,
avec quelqu'un qui donne l'envie,
le début d'une jolie chose ...
la température commence à rester haut même à la nuit tombée
et sur ma mezzanine ça se sent particulièrement.
Les courbatures de la veille se font aussi sentir.
La journée va être rude …
Mais elle sera bien agréable aussi puisqu’Élise me rejoint.
Je vous ai déjà parlé d’Élise pendant la création de « notre Sisyphe »,
(pour ceux qui n’ont pas lu l’article, il est quelque part par là (http://notresisyphe.blogspot.com/2012/12/elise.html) …).
Sacré personnage.
Hier, je lui ai envoyé un message quand je partais au studio.
Je voulais savoir comment elle allait.
Elle m’a répondu :
« Ça va bien,
je bosse beaucoup.
J’ai hâte de te voir.
Bon travail à toi ! »
Il y a eu ces jeunes dans le métro qui hésitaient sur quelle rame prendre pour aller à la gare.
Le souci c’est qu’ils n’hésitaient pas sur le quai,
mais à la porte d’un wagon en en bloquant la fermeture …
Le métro n’a démarré que quand ils ont décidé de quelle direction prendre.
Il y a eu aussi ce couple,
qui après avoir demandé si le car allait à Aix, a demandé tous les tarifs possibles pour ce voyage.
Les jeunes gens se sont ensuite renseignés sur les moyens de paiement,
et puis ils se sont demandés lequel des deux allait payer,
et puis celui qui allait payer n’était pas sûr d’avoir assez de monnaie …
Comme les autres passagers attendaient dehors, le chauffeur, qui devait partir, a fermé les portes.
J’ai donc pris le car suivant …
Seuls au monde …
Élise est déjà au Pavillon Noir quand j’arrive.
À l’accueil, il y a Estelle, qui depuis le début m’a toujours accueilli avec le sourire.
Ça n’a l’air de rien mais c’est tellement agréable.
Élise est allongée au sol.
Elle éclate de rire quand elle m’entend arriver.
On est content de se revoir,
cela fait presque un mois maintenant depuis le théâtre Durance.
Comme elle s’est déjà chauffée, je fais juste le premier exercice pour me mettre en route et me dérouiller un peu.
S’il s’appelle préchauffement général c’est sûrement pour une bonne raison …
Élise m’accompagne.
On adapte la routine habituelle en fonction de nos douleurs et de notre état.
Pour commencer, je lui propose de créer des phrases sur le principe de la marche, comme celle que j’ai faites hier.
J’ajoute « juste » une contrainte :
en terme de mouvement, je lui donne des points de passage obligés.
Ce retiré, ces attitudes, ce contre-temps, ce fouetté …
En fait, cela facilite peut-être la tâche en remplissant un petit peu la pages blanche.
En revanche elle a une totale liberté en terme d’espace et de rythme.
Tout en échafaudant un hypothétique travail au sol, je la regarde faire.
Elle ressent la musique comme moi.
Nous sommes dans un univers appaisé,
avec quelques ruptures que donne cette simple ligne de batterie.
Je savais que ça n’était pas la peine de lui parler de la vitesse pour ce qu’elle allait proposer, on se connaît assez.
Élise me montre ce qu’elle a fait.
« je sens qu’il y a un truc ou deux qui ne vont pas te plaire »
Elle a raison.
je modifie une ou deux choses,
et on tente de danser nos phrases en simultané.
Quand j’ai fini ma première phrase, elle a encore des choses à danser.
J’enchaîne avec ma seconde.
Mais là, c’est elle qui a déjà fini.
Je lui propose de faire une suite pour que nous arrivions à peu près au même moment.
On tente, on se plante, on refait, on rit.


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