Le génie des lumières.
J'ai une petite pensée pour lui en ce réveil tardif.
Après le petit déj' habituel, le temps réglementaire à regarder le carrefour par la fenêtre et celui incompressible à jouer à des jeux débiles, je rédige et je me mets en ligne les deux articles du blog dont je parlais hier.
Enfin, j'en mets un en ligne maintenant et je programme la publication du suivant pour dans la soirée.
La douche,
je range un peu la chambre pour le passage de la femme de ménage.
Je suis prêt à partir, un peu en avance,
quand le téléphone sonne.
Su Ling.
Elle me demande un peu des nouvelles,
je vais au plus vite parce du coup, je vais être en retard.
"So ... two very important things" me dit-elle sérieusement.
Je prends de quoi noter.
Lundi soir : "hot pot", une sorte de fondue chinoise, avec certains des élèves qui étaient à Paris.
Mercredi soir : dîner avec l'équipe pédagogique du stage d'été.
La bouffe ici, c'est fondamental !
Je pars juste à temps pour la répétition.
Cet après-midi, je retrouve les ados qui dansent la Septième nuit.
Je regarde la vidéo et révise les temps d'arrêt qu'il y a depuis la version que nous avons organisé en avril :
comme leur danse se tuile avec celle des adultes, il y a des phases où les danseuses sont immobiles, créant une sorte de décor à la danse des adultes.
Je note tout et je pars.
Il va falloir être efficace, nous n'avons qu'une heure et demi.
Au studio, je retrouve l'effervescence du printemps dernier.
Il y a des enfants partout.
Miss Lin parle toujours aussi fort.
Cheng Wei donne son cours d'acrobaties dans un studio.
Il y a un cours de ragga (ou quelque chose dans le genre) dans le troisième studio et dans celui que je vais occuper Tzu Ping, finit son cours de "Chinese opera".
J'ai juste le temps de me changer.
Quand je rentre dans la salle, les ados sont déjà en train de répéter.
Je ne les ai pas vues dans le hall, elles ont sûrement dû prendre le cours de Tzu Ping.
Elles sont chauffées, on squizze la barre.
En préambule, je leur explique comment se déroule la pièce :
le solo de Cheng Wei, le duo d'Elise et moi et leur danse mélangée à celle des adultes.
Je vois que malgré la traduction de l'une d'entre elles, certaines sont dubitatives.
Je leur montre la vidéo (décidément bien utile) pour qu'elles voient ce que ça donne en gros.
On est sur le point d'attaquer quand la danseuse qui parle anglais m'explique qu'une des danseuses a un changement rapide juste avant.
Heureusement, il y a le solo et le duo, ça lui laisse du temps.
Je lui trouve une entrée au moment où le groupe des fleurs attaque.
On marque l'arrêt, quantifie sa durée.
Deuxième partie,
je leur explique que l'on va jusqu'à l'arrêt de la petite soliste.
Je la cherche.
Je lui souris.
Elle me fait comprendre que ça n'est pas elle.
Pourtant, je la reconnais bien.
En fait, miss Lin l'a remplacée par une autre, au physique plus "académique"
C'est vraiment dommage.
Elle avait créé trois phrases toutes en rondeur et quasiment sans arrêt a été
La création de celle qui a pris sa place m'intéresse moins en solo.
Miss Lin et ses choix …
Il va falloir que je trouve une solution diplomatique …
Ça me fait de la peine pour la danseuse que j'avais choisie.
Effectivement, elle est un peu moins longue et fine que l'autre, mais ça n'est pas la peine de lui rappeler de cette manière là.
Décidément, on est bien dans une école de danse classique ...
En tous cas, elles ont répété en mon absence (vraisemblablement avec miss Lin, d'où les changements ...).
Comme nous n'avons que trois répétitions avant la présentation devant le créateur lumière qui sera dimanche prochain, je résiste à l'envie de travailler les détails.
Je fais en sorte que la structure soit intégrée pour que demain on tout le groupe est réuni (ados et adultes) nous puissions tout tuiler et voir où ça coince.
On aura trois heures,
avec un peu de chance je pourrais peut-être en parler un peu.
16h10.
Objectif atteint.
Il nous restera à régler l'entrée des chaises.
Je le ferai demain pendant que les adultes réviseront leurs compositions personnelles que l'on a pas eu le temps devoir mercredi.
Je les libère et leur donne rendez vous le lendemain après midi.
Je suis content.
Je suis dans les temps de ce que je comptais faire et ma jambe ne me fait plus mal.
S'il avait fait beau comme la veille, je serais bien allé voir la mer.
Mais les gros nuages ne rosiront pas au soleil couchant.
Je rentre à l'hôtel.
La soirée s'annonce calme,
une invitation ne m'aurait pas déplu et je n'ose plus sortir seul.
Comme je le disais en avril, je n'ai pas vraiment d'amis ici,
seulement des élèves ou des collègues,
certains soirs ça me manque un peu.
Du coup, je laisse un message à Cheng Wei et Wan Zhu :
j'espère pouvoir fêter mon anniversaire avec eux autour d'un verre.
Ce soir, ce sera biscuits et bière, devant un film.



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