Il n'y a que les brioches (celles de la boulangerie d'hier sont bien bonnes d'ailleurs) qui sont différentes.
Comme tous les jours, après avoir rêvassé à la fenêtre et écouté les infos, je retouche quelques photos, discute avec des amis sur Facebook et avance sur le blog qui vous lisez en ce moment.
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| ne vous fiez pas aux prévisions, il n'a pas plus une seule goutte ! |
une bonne grosse chaleur relativement sèche (en fait très sèche pour ici) me tombe sur la nuque à la sortie de l'hôtel.
Je m'engouffre dans la station de métro où l'air est un peu moins chaud,
souffle le temps du trajet dans la rame climatisée
et me voilà à nouveau sous un soleil de plomb à Aozhidi.
Je prends les petites rues plus ombragées par la hauteur des immeubles.
Dans Ming Chen road il y a des arcades, c'est pratique les jours de pluie et bien agréable aujourd'hui.
J'arrive au studio trempé.
J'installe mon tee-shirt sur le dossier du gros fauteuil en espérant qu'il ait le temps de sécher pendant les trois heures de cours.
La répétition se passe bien, on traverse la barre en continuant les corrections pas tout à fait intégrées par tous et on enchaîne sur la répétition.

elle leur donne parfois des conseils en chinois (même si je ne suis pas certain que ça soit les bons),
on se quitte vers 16h30 comme d'habitude.
Quand je m'apprête à sortir, miss Lin arrive avec un petit papier.
Elle me rappelle les horaires :
en fait, les gamins auraient dû faire une pause de dix minutes entre 15h et 15h10.
Je la prie de m'excuser et lui promets qu'ils s'arrêteront dix minutes demain.
Je ne veux pas trop traîner.
Avec ce temps, je vais pouvoir prendre ma revanche sur le coucher de soleil de jeudi dernier où ma jambe m'avait empêché d'aller jusqu'au belvédère.
Miss Lin me demande si j'aime les sushis.
Je lui réponds que oui, bien sûr.
Elle met ses chaussures et part avec moi.
Je comprends qu'elle veut, comme la veille, me payer le dîner.
Nous passons devant la boulangerie où j'ai acheté mes biscuits la veille, il y a des stagiaires qui achètent leur goûter.
Je rentre leur faire une petite blague.
Miss Lin explique aux vendeuses qui je suis …
Un peu plus loin, elle commande pour moi un assortiment de 36 sashimis (750 dollars … 18 euros).
Pendant que tout se prépare, on tente de discuter un peu.
Elle me demande si je me plais à l'hôtel,
s'excuse de ne pas m'avoir invité à dîner plus tôt faute de temps.
Je ne sais plus trop quoi penser.
Elle a l'air si gentille là, à cet instant ...
À moins qu'elle ait vu la photo du "hot pot" d'hier soir …
Elle me demande ce que je pense des petits,
elle a peur qu'ils soient trop jeunes pour ce que je leur demande.
Je lui explique que ça n'est pas une question d'âge,
c'est juste que presque tout est nouveau pour eux,
ça ne peut pas être parfait.
Ma commande est prête.
La vendeuse met de la glace autour pour que la température ne monte pas trop.
Elle me dit que ça tient une demi-heure.
Parfait !
C'est à peu près le temps qu'il me faut pour aller à Sizhiwan.
On se sépare devant l'école en se disant à demain.
Je pars vers le métro.
Aozhidi,
changement à Formosa,
Sizhiwan,
cette fois-ci je passe m'acheter un thé froid.
Le vendeur du printemps dernier n'est pas là.
Mais celui qui est là est tout aussi souriant.
Je pars avec mon Oolong à peine sucré vers l'arrêt de bus.
Ligne 1.
Porte nord.
je passe la petite pente.
La mer.
Enfin.
Je sors les sashimis de la glace, prépare la sauce soja et le wasabi tout en regardant le soleil se coucher.
C'est toujours aussi beau.
Le plaisir revient :
depuis que je suis arrivé, je n'ai fait que penser au travail, à l'organisation,
à part quelques bons repas, je n'ai pas repris le temps d'apprécier ce que j'aime ici.
Certains sont encore gelés à l'intérieur.
Je les laisse se réchauffer pendant que le ciel se rosit.
il me reste un peu de thé et le soleil est presque couché.
C'est tellement plus agréable quand tout est calme.
Heureusement, tout le monde est parti quand la nuit tombe vraiment.
Ça y est,
on y est,
c'est la septième lune de l'année.
Après revenu de Sizhiwan, j'ai le temps de me reposer une demi-heure
puis je repars vers Aozhidi pour la répèt' avec les adultes.
Je suis crevé mais on n'a qu'une heure ça va aller …
J'envoie un message à Cheng Wei au cas où il pouvait me récupérer au métro.
Je reçois son message quand je suis à l'entrée du studio :
"trop tard, je suis déjà au studio"
Je m'en doutais un peu …
Ce soir, on fixe "les chaises".
Comme je vous avais raconté en avril,
j'avais fait cet exercice,
pour détendre un peu l'atmosphère et faire bouger les corps de manière plus contemporaine.
Ça peut vite devenir une chorégraphie
(je m'en suis déjà servi deux fois pour la compagnie)
Je l'ai imaginé en final mais dans une version plus simple que celle expérimentée en avril (j'avais repris la structure de ce que j'avais pour "ce que nous sommes" la création 2013 de la compagnie).
On part de l'image de l'affiche et on la décline à différentes places en variant les vitesses pour prendre les pauses.
L'ambiance est détendue.
Les danseurs règlent les soucis d'espace et de déplacement en chinois pendant que je mixe grossièrement des bruits d'oiseaux avec la fin du boléro.











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